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Bulletin Quotidien Europe N° 10296
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/social

Cesser d'affaiblir les négociations collectives, selon Monks

Bruxelles, 18/01/2011 (Agence Europe) - Ne pas toucher ni aux salaires, ni aux marchés de l'emploi: c'est ce qu'ont demandé les syndicats européens (CES) aux ministres européens des Finances réunis mardi 18 janvier à Bruxelles. « Les ministres des Finances et la direction générale de l'économie et des finances de la Commission européenne doivent cesser de contraindre les États membres à affaiblir les systèmes de négociation collective comme c'est le cas en Irlande. Toutefois, ils doivent d'urgence mettre l'accent sur les moyens à mettre en œuvre pour éviter que les marchés financiers fassent s'écrouler les États membres les uns après les autres », a déclaré le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), John Monks.

Dans un communiqué, la CES rappelle aux ministres que la flexibilité du marché de l'emploi ne crée pas davantage d'emplois mais favorise le travail précaire, élimine les bons emplois, et crée des inégalités importantes et croissantes. La flexibilité du marché de l'emploi est à la base de la crise: en l'absence de croissance de la demande générée par des salaires décents et des contrats stables, l'accroissement de la dette a pris le relais et a fait progresser la demande globale, note la CES. Lorsque cet accroissement de la dette s'est effondré, il a plongé l'économie et le système financier dans le chaos: les pratiques de travail précaire ont plongé l'Europe dans la crise, et les ministres des Finances ont tort de penser que de telles pratiques vont nous en sortir, précise la Confédération syndicale. (G.B.)

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