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Bulletin Quotidien Europe N° 10296
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/conseil Écofin

La méthodologie des «stress tests» bancaires réexaminée

Bruxelles, 18/01/2011 (Agence Europe) - Les ministres européens des Finances ont planché, mardi 18 janvier, sur la méthodologie des tests de résistance bancaire que l'Union européenne souhaite effectuer au printemps en parallèle des exercices purement nationaux. Constatant « un accord général pour tirer toutes les leçons » des deux séries de tests déjà effectuées à l'échelon européen, le commissaire chargé du Marché intérieur Michel Barnier a promis des tests « plus rigoureux et plus crédibles encore ». Il a suggéré quelques grands principes qui guideront l'exercice 2011: - « la transparence totale » de tous les résultats ; - la prise en compte du « risque souverain » et des questions de « liquidité » ; - « une application uniforme » des tests ;
- une fois les résultats connus, « une réponse crédible » des superviseurs si « des restructurations » bancaires s'avèrent nécessaires. Mais le calendrier reste vague. Un temps annoncés pour février, ces tests ne devraient être réalisés qu'au printemps et leurs résultats connus d'ici l'été.

Publiés en juillet dernier (EUROPE n°10187), les résultats de la deuxième batterie de « stress tests » ont perdu de leur crédibilité lorsque les difficultés du secteur bancaire irlandais avaient contraint l'Irlande à demander une aide financière internationale, alors que deux grandes banques du pays avaient passé les tests sans encombre. En 2010, la méthodologie était « solide » mais nous avons constaté des différences dans son application au niveau national, a reconnu le commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn.

Liquidité. Les futurs tests analyseront la capacité d'une banque à mobiliser suffisamment de liquidités en période de fortes tensions sur les marchés. Introduire de telles dispositions est compliqué par le fait qu'il n'existe pas à ce jour de critères harmonisés au niveau européen pour calculer les ratios exigibles dans ce domaine. Les nouvelles règles internationales sur le capital bancaire (dites « Bâle III »), que l'UE doit introduire dans sa législation, prévoient ces ratios mais ne détaillent pas la façon d'y parvenir.

Les dispositions relatives à la détention de titres de dette souveraine doivent également être affinées. Fait partie des discussions la possibilité de tester les titres détenus dans le portefeuille de crédit (« banking book ») d'une banque et pas seulement ceux inscrits au portefeuille de négociation (« trading book »). « Je n'ai pas dit que c'était nécessaire », a précisé M. Barnier, mais cela fait partie des discussions comme la possibilité de tenir compte du risque lié à l'explosion d'une bulle immobilière. (M.B.)

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