Bruxelles, 17/01/2011 (Agence Europe) - La Cour des comptes de l'Union européenne a « pris acte » des commentaires exprimés le 11 janvier par son ex-membre néerlandais Maarten Engwirda, tout en jugeant ces opinions « infondées ». La Cour exerçait ses activités « conformément aux normes internationales les plus élevées en matière de professionnalisme, d'indépendance et d'impartialité », précise le communiqué publié jeudi 13 janvier. Elle est « un organe collegial ; tous ses membres sont libres d'exprimer leurs opinions, ils sont ensuite liés par les décisions formellement adoptées », précise le communiqué. M. Engwirda lui-même a déclaré qu'il était « toujours parvenu à faire adopter ses propres rapports sans qu'ils soient trop altérés », appelle aussi la Cour. Dans une interview accordée au quotidien néerlandais de gauche Volkskrant, M. Engwirda, qui a quitté sa fonction à la Cour le 1er janvier, a dénoncé une « culture de la dissimulation » au sein de l'instance de contrôle des finances de l'UE. Il a reproché à plusieurs de ses anciens collègues (notamment français, italiens, espagnols, grecs, roumains et bulgares) de vouloir « minimiser » les critiques formulées par la Cour à l'égard de leurs États. Il a aussi accusé Siim Kallas, commissaire européen responsable dès 2004 de la politique anti-fraude de l'UE et actuellement vice-président de la Commission européenne et commissaire aux Transports, d'avoir exercé « de fortes pressions » pour assouplir les normes de contrôle pratiquées par la Cour. Sans faire une référence directe à M. Kallas, la Cour a toutefois fait valoir que tous ses membres exerçaient leurs fonctions « de manière indépendante conformément aux dispositions du traité ». Une action en justice a été envisagée par M. Kallas dont la porte-parole a rejeté, au cours de la semaine, les critiques formulées par M. Engwirda. (A.By.)