login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10295
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/tunisie

Appel à un gouvernement d'unité, offre d'une aide immédiate

Bruxelles, 17/01/2011 (Agence Europe) - L'UE a appelé lundi 17 janvier à la formation d'un gouvernement d'unité nationale en Tunisie pour assurer une transition pacifique vers la démocratie avec la tenue rapide d'élections libres. Trois jours après la chute du régime et la fuite du président Ben Ali, les Européens se sont aussi déclarés solidaires avec le peuple tunisien et ont proposé aux autorités transitoires dirigées par Premier ministre Mohamed Ghannouchi une « aide immédiate » pour préparer le scrutin. Les États membres discutent par ailleurs d'un « paquet » de mesures économiques et politiques pour aider le pays à plus long terme et n'excluent pas des sanctions contre le président déchu et son entourage.

Point de non-retour. « En ce moment difficile, nous réitérons la solidarité de l'UE avec la Tunisie et son peuple … et nous rendons hommage au courage du peuple tunisien et à sa lutte pacifique pour ses droits et leurs aspirations démocratiques », ont déclaré Catherine Ashton et le commissaire Stefan Füle. Ils exhortent les autorités tunisiennes « à agir avec responsabilité, à préserver la paix, à faire preuve de retenue et à éviter de nouvelles violences et victimes » et condamnent toute action qui pourrait déstabiliser davantage le pays. « Le message du peuple tunisien est fort et clair: la Tunisie a atteint un point de non-retour », affirment Mme Ashton et M. Füle au nom des 27. « L'UE restera aux côtés des Tunisiens dans la poursuite de leurs aspirations pacifiques et démocratiques », soulignent-ils. À cette fin, le pays a besoin d'« élections libres, équitables et inclusives » et l'UE aidera la Tunisie à y arriver. « L'UE est prête à fournir une aide immédiate pour préparer et organiser le processus électoral », selon Mme Ashton et M. Füle. En attendant, l'UE appelle à la mise en place d'un gouvernement d'unité nationale capable de gérer la transition démocratique (le Premier ministre Ghannouchi devait annoncer la composition d'un tel gouvernement d'unité en fin de journée, Ndlr).

'Statut avancé', sanctions contre Ben Ali. L'UE est par ailleurs prête à fournir une aide d'urgence supplémentaire aux autorités tunisiennes, si elles le demandent, ont affirmé Mme Ashton et M. Füle. Les 27 travaillent aussi sur un « paquet » de mesures plus larges pour soutenir la réforme démocratique et le développement économique du pays, « dès que la situation politique sera stabilisée ». La Tunisie, liée à l'UE par un accord d'association depuis 1995, négocie depuis 2010 en vue d'obtenir un 'statut avancé'. Cette option « est clairement sur la table », a dit la porte-parole de Mme Ashton. Les États membres pourraient aussi décider des sanctions contre le président déchu et son entourage. « C'est une option qui doit être discutée. Il est un peu prématuré (d'en dire plus) mais il est tout à fait possible » que les 27 envisagent une telle mesure, a-t-elle dit. (H.B.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE