Bruxelles, 17/01/2011 (Agence Europe) - Les ministres de la Justice et des Affaires intérieures des États membres de l'Union européenne se retrouveront jeudi 20 et vendredi 21 janvier à Budapest et Gödöllö pour une première réunion informelle sous présidence hongroise. À ce stade, six dossiers sont mis à l'agenda, entre la coopération dans la lutte contre le crime organisé, la place des politiques JAI (Justice et Affaires intérieures) dans le prochain cadre financier pluriannuel, la gestion des frontières, les propositions de la Commission européenne en matière de respect des droits fondamentaux, la citoyenneté européenne ainsi que la formation des professionnels du droit dans l'UE.
Officieusement toutefois, des discussions sont également probables sur l'accession de la Roumanie et de la Bulgarie à la zone Schengen, dont le calendrier initial, fixé à fin mars 2011, est remis en cause par la France et l'Allemagne, et le projet du gouvernement grec d'ériger un mur au niveau de sa frontière terrestre avec la Turquie. Deux sujets « dont on ne voit pas comment ils ne pourraient pas être abordés », dit une source. Début janvier, la Commission européenne avait émis des doutes sur cette clôture gréco-turque et les ministres « pourraient demander à la Grèce de leur donner des détails ».
En attendant, sur les sujets « officiels », les ministres commenceront leurs travaux par une discussion sur les nouvelles formes de criminalité organisée dans l'UE en se concentrant sur les groupes itinérants et le phénomène de vente - dont l'acheminement - d'armes depuis les pays des Balkans. La discussion, axée sur les moyens de renforcer la coopération des 27 pays de l'UE, se situera dans la continuité des conclusions adoptées sur ces deux aspects en novembre et en décembre derniers sous présidence belge par les ministres de la Justice et des Affaires intérieures de l'UE.
Sur la gestion des frontières, la discussion devrait porter sur l'évaluation des missions et des besoins de l'agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures (Frontex). Sur le cadre financier 2013-2020, les échanges devraient porter sur la place qui sera accordée aux politiques JAI, représentant actuellement 1,3% du budget total de l'UE. Selon une source, les ministres devraient se concentrer sur les actions qu'ils souhaitent mener dans les pays tiers mais qui restent actuellement financées dans le seul cadre de l'aide au développement. Enfin, les échanges devraient ainsi porter sur les moyens de donner plus de flexibilité et d'autonomie aux programmes JAI. (S.P.)