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Bulletin Quotidien Europe N° 10295
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/Économie

Philippe de Buck en désaccord total avec John Monks

Bruxelles, 17/01/2011 (Agence Europe) - Répondant à la lettre de John Monks adressée au commissaire Olli Rehn (Affaires économiques et monétaires), le directeur général de BusinessEurope Philippe de Buck manifeste son désaccord total avec la substance et le ton de cette missive. John Monks y émettait les réserves des syndicats européens (CES) sur la mise en œuvre des plans de sauvetage de l'UE/FMI pour la Grèce et l'Irlande (EUROPE n°10291). Philippe de Buck a envoyé copie de sa réponse aux destinataires de la lettre de John Monks: le président de la Commission José Manuel Barroso, le commissaire à l'Emploi, aux Affaires sociales et à l'Inclusion Laszlo Andor, au président du Conseil européen Herman Van Rompuy, au directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn, au président de la Banque centrale Jean-Claude Trichet et au Premier ministre de Hongrie (qui exerce la présidence tournante de l'UE) Viktor Orban.

Voici l'intégralité de la réponse de Philippe de Buck à John Monks:

« Cher secrétaire général,

J'ai lu avec attention une copie de la lettre que vous avez adressée au commissaire Rehn et suis en désaccord tant avec la substance qu'avec le ton de cette lettre.

Dans un processus qui a pour objectifs de restaurer la confiance et d'apprivoiser l'instabilité critique du marché, une aide financière externe a été demandée par la Grèce et l'Irlande, sur base d'un programme négocié sur les modalités. L'accord sur les fonds de l'UE/FMI avec ces deux pays et le mémorandum y afférent apportent une plus grande certitude et prévisibilité pour les finances publiques et le chemin vers le redressement.

Il s'agit de circonstances exceptionnelles impliquant des décisions exceptionnelles et des responsabilités particulières pour les institutions nationales, européennes et internationales. Préalablement à la finalisation de recommandations politiques, selon des informations recueillies par nos membres, les partenaires sociaux ont été consultés. La gestion subséquente de leur mise en œuvre relève du mandat de la Commission européenne. Il va sans dire que les clauses du Traité et les compétences des partenaires sociaux nationaux doivent être pleinement respectées à cet égard.

Le dialogue social et des relations industrielles constructives sont à présent cruciales et doivent être fondées sur un sentiment de responsabilité collective, y compris vis-à-vis des initiatives européennes actuelles. Il est difficile de voir comment une attaque agressive et injustifiée de ce processus - combinée avec des références historiques inappropriées - aidera à trouver des réponses aux problèmes très difficiles que doivent affronter aujourd'hui les gouvernements, les partenaires sociaux et la population.

L'attention doit entièrement se focaliser sur la manière de trouver des moyens efficaces pour restaurer la stabilité, la compétitivité et augmenter l'emploi au cours des années à venir. Connaître les défis et accompagner les réformes nécessaires serviront mieux l'intérêt des citoyens et des travailleurs qu'une rhétorique anti-européenne stérile.

J'envoie copie de ce message aux destinataires de votre missive.

Sincèrement vôtre». (G.B.)

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