Bruxelles, 17/01/2011 (Agence Europe) - Le premier ministre bulgare Boïko Borissov est mis en cause par la presse bulgare dans une affaire d'enregistrements téléphoniques dans lesquels il affirmerait vouloir protéger un homme d'affaires au profil douteux d'une série de contrôles douaniers, indique le site Euractiv.com. Ces enregistrements évoqueraient aussi des « dons » en argent de cet homme d'affaires, actif dans le secteur de la bière, au parti de M. Borissov afin d'échapper à ces contrôles. Des affirmations qualifiées de « manipulation » par Boïko Borissov. En 2007, la Commission européenne avait imposé à la Bulgarie et à la Roumanie le mécanisme de coopération et de vérification (CVM) afin de s'assurer des progrès des deux pays en matière de lutte contre la corruption et de réformes judiciaires. Lundi 17 janvier, la Commission a préféré ne pas commenter ces « allégations », jugeant qu'elles relèvent à ce stade d'une question de « politique intérieure ». Elle a néanmoins demandé, dans le cadre du CVM, des « clarifications » à la Bulgarie, notamment sur le caractère « légal ou non » de ces écoutes téléphoniques, a indiqué un porte-parole de la Commission, Mark Gray. (S.P.)