Bruxelles, 17/01/2011 (Agence Europe) - Investir dans les compétences est une nécessité pour créer de nouveaux emplois, en particulier pour les jeunes. Tel est le message principal délivré par les partenaires sociaux européens lors de la rencontre informelle des ministres européens de l'Emploi, lundi 17 janvier à Gödöllö.
Investir dans les compétences pour lutter contre le chômage est crucial, a affirmé Ralf Resch, secrétaire général du CEEP. Et les services sociaux d'intérêt général jouent un rôle important dans l'acquisition, maintenant et plus tard, des qualifications nécessaires pour trouver un emploi. Les membres du CEEP en charge des services d'éducation sont au premier rang pour garantir que l'offre d'emploi réponde à la demande sur les marchés de l'emploi.
Pour s'attaquer aux questions du chômage des jeunes et de la demande du marché du travail, il faut un environnement ouvert au monde des affaires, y compris les réformes du marché du travail et la durabilité fiscale et des finances publiques, a noté le secrétaire général de l'UEAPME, Andrea Benassi. Plus particulièrement, Andrea Benassi considère que l'initiative « Jeunesse en mouvement » va dans la bonne direction. « Combattre le chômage des jeunes nécessite une modernisation des systèmes d'éducation, une formation de haut niveau et des systèmes permettant un meilleur lien entre les mondes de l'éducation et du travail avec une attention particulière sur l'apprentissage, une meilleure perméabilité et flexibilité au sein et entre ces deux mondes, un suivi et des conseils plus efficaces », a ajouté M. Benassi.
Au nom des syndicats européens (CES), le secrétaire confédéral Jozef Niemiec s'est félicité de la création d'une « garantie pour la jeunesse », qui cherche à faire en sorte qu'après une période maximale de 6 mois, un jeune se voit proposer une formation (générale ou complémentaire) ou un emploi de qualité. La CES lance un appel à la Commission pour qu'elle aborde de manière transversale les questions d'emploi, d'éducation et de formation professionnelles dans toutes ses politiques sectorielles. « Ceci implique la mise en place des programmes visant à anticiper les évolutions structurelles des schémas d'emploi, tirer parti de la création d'emplois et permettre aux travailleurs d'éviter les conséquences économiques et sociales négatives provoquées par la transition vers une économie faible en carbone », a ajouté M. Niemiec. (G. B.)