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Bulletin Quotidien Europe N° 10290
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/banques

George Osborne pour des « stress tests » plus musclés

Bruxelles, 10/01/2010 (Agence Europe) - « L'Europe ne peut pas répéter la même erreur. Il est désormais clair que les nouveaux tests de résistance bancaire doivent être bien plus musclés », a déclaré le chancelier britannique de l'Échiquier George Osborne dans une tribune publiée la semaine dernière dans le quotidien Financial Times. Selon lui, ces « stress tests » que coordonnera au printemps l'Autorité bancaire européenne devraient « couvrir une période de trois ans et se focaliser autant sur les questions de liquidité que de capital clé » (ratio Tier 1). Afin d'accroître la crédibilité de ces tests, le Fonds monétaire international pourrait être impliqué dans la validation des résultats obtenus. La crédibilité du dernier exercice mené à l'échelle européenne a été mise à mal notamment parce que des banques irlandaises l'avaient passé sans encombre alors qu'elles ont contraint depuis les autorités irlandaises à demander une aide financière internationale.

M. Osborne reconnaît la nécessité d'accroître la quantité et la qualité des fonds propres bancaires (règles « Bâle III ») tel que le préconise le G20. Soucieux de défendre les intérêts de la place financière londonienne, il qualifie en revanche de « distractions » la volonté de restreindre « le vente à découvert sur les marchés de la dette souveraine ». Selon lui, de telles dispositions, qui ne se basent sur « aucune preuve », ne feraient que limiter la liquidité sur les marchés et pousseraient les taux d'intérêt à la hausse. Dans sa proposition législative encadrant cette technique financière, la Commission européenne prévoit de restreindre la vente à découvert « à nu » de titres financiers, le vendeur devant, au moins, avoir passé au préalable un accord avec un tiers pour isoler et réserver ces titres de manière à ce que ceux-ci soient livrés à la date de compensation. Le rapporteur du Parlement européen sur ce dossier, le Vert français Pascal Canfin, va plus loin en requérant que l'ensemble des ventes à découvert fassent l'objet d'un emprunt préalable de titres ou d'un accord garantissant cet emprunt (EUROPE n°10268). (M.B.)

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