Bruxelles, 10/01/2011 (Agence Europe) - Sauf surprise, les coordinateurs de la commission justice et libertés civiles du Parlement européen (LIBE) devraient accepter ce mardi 11 janvier la demande de plusieurs groupes politiques d'organiser lundi prochain à Strasbourg une réunion extraordinaire sur les conséquences de la nouvelle loi hongroise sur les médias.
À la demande des socialistes et libéraux notamment, un débat devrait donc se tenir avec les commissaires Neelie Kroes et Viviane Reding. Le débat devrait porter sur la compatibilité de la loi hongroise avec la Charte européenne des Droits fondamentaux et avec les directives communautaires dont relève cette loi.
Une majorité en faveur de cette décision semblait déjà acquise lundi 10 janvier, mais le débat n'a pas les faveurs du groupe PPE, auquel est affilié le parti Fidesz de M. Viktor Orban, très réservé sur cette discussion. Dans un communiqué, la délégation hongroise du PPE a d'ailleurs dénoncé lundi des « attaques infondées » et une « scandalisation politique » orchestrée par les groupes socialistes, libéraux et verts. Elle a également réfuté des attaques fondées sur « le manque d'informations et la malveillance politique » et rappelé qu'elle avait le soutien de Wilfried Martens, président du PPE, et de la délégation allemande du PPE.
La pression ne baisse pas cependant. Ce mardi, le groupe ADLE tiendra une audition sur le sujet, avec Mme Kroes et des juristes. De son côté, la Fédération européenne des journalistes a à nouveau appelé la Commission européenne à agir et a déclaré que cette loi devait déjà faire l'objet de procédures d'infraction. (Cor)