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Bulletin Quotidien Europe N° 10290
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JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/israËl

échange de critiques sur la colonisation à Jérusalem-Est

Bruxelles, 10/01/2011 (Agence Europe) - L'UE a fermement condamné dimanche 9 janvier la démolition d'un bâtiment historique dans le quartier palestinien de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est par les autorités israéliennes pour faire place à la construction d'une nouvelle « colonie illégale » suscitant immédiatement la colère de l'Etat hébreu. « Je condamne fermement la démolition de l'hôtel Shepherd et la construction envisagée d'une nouvelle colonie illégale » à Jérusalem-Est, a déclaré Catherine Ashton au nom des 27 États membres. « Je rappelle que ces colonies sont illégales en droit international, qu'elles sapent la confiance entre les parties et qu'elles constituent un obstacle à la paix », a souligné le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères. Jérusalem-Est fait partie des « territoires palestiniens occupés » et l'UE « ne reconnaît pas l'annexion par Israël », a encore insisté Mme Ashton. Elle a aussi appelé toutes les parties à ne pas recourir à la violence. Les États-Unis ont également dénoncé l'action israélienne. Pour la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, il s'agit d'une « évolution préoccupante (qui) compromet les efforts de paix visant à établir deux États pour parvenir à une solution ». L'Autorité palestinienne estime elle aussi que qu'en opérant de la sorte, « Israël a ruiné tous les efforts américains et mis fin à toute chance d'un retour aux négociations ».

Réaction israélienne. La sortie de Mme Ashton n'a pas été appréciée par les autorités israéliennes. « Appeler Jérusalem une colonie constitue un contresens, une insulte contre l'histoire de la ville », a déclaré à l'AFP le porte-parole des Affaires étrangères, Yigal Palmor. « Il est incompréhensible que l'on mélange des questions de droit privé, de droit international et la politique », a-t-il estimé. Le porte-parole a aussi affirmé que le bâtiment se trouvait sur un « terrain privé dont l'exploitation ne relève pas de la diplomatie ». Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a déclaré dans un communiqué que l'action menée à l'hôtel Shepherd était le fait de « personnes privées agissant dans le cadre de la loi israélienne » et que « le gouvernement n'était pas impliqué ». « On ne peut attendre de l'État d'Israël qu'il impose une interdiction aux juifs d'acquérir des propriétés privées à Jérusalem. Aucun gouvernement démocratique ne peut imposer une telle interdiction et Israël ne le fera certainement pas », ajoute le communiqué. (H.B.)

 

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