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Bulletin Quotidien Europe N° 10288
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/schengen

Les questions de l'élargissement sur l'agenda hongrois

Bruxelles, 06/01/2011 (Agence Europe) - La Hongrie va-t-elle maintenir son engagement d'obtenir l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à la zone Schengen sous sa présidence? Officiellement, le cap est maintenu mais des doutes sont apparus après des déclarations dans la presse allemande prêtées au ministre hongrois de l'Intérieur, M. Sandor Pinter, selon lesquelles cette adhésion pourrait être reportée à plus tard. Une position immédiatement contestée par le ministre roumain des Affaires étrangères, Teodor Baconschi, qui appelait à son tour jeudi la Hongrie à ne pas retarder cette échéance.

Contactée jeudi, la présidence hongroise de l'Union européenne a tenté de corriger le tir, évoquant un « malentendu » et une « mauvaise interprétation », explique Gergely Polner. Pour le porte-parole de la présidence à Bruxelles, « l'accession de la Roumanie et de la Bulgarie à l'espace Schengen reste toujours une priorité » et cela « sous la présidence hongroise ». Reste qu'« il y a un processus légal à suivre » et la Hongrie attend en effet les rapports des experts européens sur le degré de préparation de ces deux pays pour se prononcer plus clairement sur son agenda.

Ces rapports techniques, toujours en discussion, doivent faire état des progrès des deux pays en matière de réformes de la justice ou de lutte contre la corruption et établir le niveau de préparation de ces pays membres à une série de mécanismes européens comme le système SIS. Ils devraient être connus mi-janvier et conditionneront en partie l'accession de la Roumanie et de la Bulgarie à l'espace Schengen. Des rapports - et une accession à Schengen - qui devraient par ailleurs occuper une bonne partie des discussions des 27 lors de l'informelle Justice et Affaires intérieures (JAI) de Budapest le 17 janvier.

Selon le calendrier prévu à ce stade par la présidence hongroise, c'est lors du Conseil JAI des 24 et 25 février prochains que les 27 doivent se prononcer sur l'accession de ces deux pays à l'espace Schengen, pour une accession effective fin mars. Mais l'Allemagne et la France ont déjà fait savoir qu'ils n'étaient pas favorables pour l'instant à cette accession. Mais « même s'il n'y a pas d'accord entre les États membres, nous travaillerons jusqu'au bout pour fixer une décision claire avant la fin de notre présidence », assure le porte-parole hongrois.

En attendant, la riposte continue du côté des principaux intéressés. Après des menaces sur l'adhésion de la Croatie à l'UE ou bien sur le retrait du mécanisme de coopération et de surveillance, la Roumanie, via ses députés, a menacé mercredi de compliquer la vie institutionnelle de l'UE en ne ratifiant pas le protocole permettant aux 18 nouveaux eurodéputés prévus par le Traité de Lisbonne de siéger dans l'hémicycle. (Cor)

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