Bruxelles, 21/12/2010 (Agence Europe) - La présidence belge de l'UE a dressé un bilan positif de son semestre européen qui expire le 31 décembre pour laisser la place à la présidence hongroise (EUROPE
N° 10281). L'approche « pragmatique et ciblée » a été payante, s'est félicité le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, devant la presse le 20 décembre. « Le bilan est positif, nous avons pu atteindre nos objectifs » aussi bien sur le plan législatif qu'institutionnel. « Nous avons travaillé avec sérieux et engagement pour l'Europe, et cela a porté ses fruits », a-t-il dit. Comme elle l'avait annoncé, la présidence belge s'est effacée pour « travailler dans une plus grande discrétion » et laisser un maximum d'espace aux nouveaux acteurs institutionnels créés par le traité, en particulier le président permanent du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et le Haut représentant pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton.
M. Vanackere a ensuite mis en exergue les principaux résultats des six derniers mois, notamment: - l'accord Conseil/PE sur le budget 2011 « qui a permis non seulement d'éviter une situation de douzièmes provisoires mais également une confrontation institutionnelle paralysante » ; - l'accord sur le règlement de mise en œuvre de l'initiative citoyenne européenne ; - des progrès vers une meilleure gouvernance économique, notamment par l'introduction d'un 'semestre européen'. Au premier semestre 2011, pour la première fois, les États membres devront donc soumettre leurs projets budgétaires annuels accompagnés de leurs programmes de réformes structurelles à un contrôle commun européen ; - en matière de supervision financière, l'accord entre le Conseil et le PE sur la création d'agences européennes chargées du contrôle prudentiel des banques, des sociétés d'assurances et des marchés financiers, ainsi que la création d'un Comité européen du Risque systémique (CERS) chargé d'attirer à temps l'attention sur les crises du système financier (les superviseurs et le Comité seront opérationnels à partir de 2011) ; - l'approbation par le Conseil et le Parlement de la directive sur les gestionnaires de fonds d'investissement alternatifs (et notamment des hedge funds) et la révision de l'ordonnance sur les agences d'évaluation du crédit ; - en matière de stratégie EUROPE 2020, l'adoption par le Conseil des lignes directrices intégrées pour la croissance économique et l'emploi ; - les progrès faits sur le dossier du brevet européen qui permettent désormais d'envisager un accord en 2011; - en matière de transports, l'accord politique du Conseil sur la révision de la directive sur l'Eurovignette ; - le service européen pour l'action extérieure (SEAE) de Catherine Ashton qui a été mis en place et qui a pu officiellement démarrer son travail le 1er décembre ; - le lancement des négociations d'adhésion avec l'Islande en juillet et la fermeture de huit chapitres dans les pourparlers d'adhésion avec la Croatie (cinq sont déjà clos, trois devraient suivre ce 22 décembre, Ndlr). Par ailleurs, la demande d'adhésion de la Serbie a été transmise pour avis à la Commission. Aucun chapitre n'a été ouvert ou fermé avec la Turquie mais la présidence belge affirme avoir « bien avancé » avec la préparation de l'ouverture des négociations portant sur le chapitre 'concurrence' qui pourrait, éventuellement, être ouvert sous présidence hongroise. Le Monténégro a reçu le statut de pays candidat à l'adhésion ; - en matière de commerce, la signature de l'accord de libre-échange avec la Corée du Sud ; - en matière de justice/sécurité/liberté, l'accord politique entre le Conseil et le Parlement sur la directive portant sur les résidents de longue durée permettant aux réfugiés et autres personnes bénéficiant de la protection internationale de pouvoir acquérir le statut de résidents de longue durée dans l'Union ; - en matière de changement climatique, la position commune défendue par l'UE lors de la conférence COP16 à Cancún « où l'UE a pu faire la différence cette fois-ci. La présidence belge s'est efforcée de corriger les incohérences qui existaient encore à Copenhague (en décembre 2009) et l'Union a parlé d'une seule voix. Cette approche a vraiment porté ses fruits », a salué M. Vanackere. (H.B.)