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Bulletin Quotidien Europe N° 10262
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/femmes

Ce qu'il reste à faire contre la violence

Bruxelles, 23/11/2010 (Agence Europe) - Il y a dix ans, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution sur les femmes et la paix et la sécurité: cet anniversaire a été évoqué devant le Parlement européen par Olivier Chastel, le ministre belge qui parlait au nom de la présidence belge du Conseil de l'UE mais aussi au nom de Catherine Ashton, le Haut Représentant de l'UE pour la Politique étrangère. Même si la protection des femmes dans les situations de conflit armé laisse encore beaucoup à désirer, M. Chastel a rappelé les progrès qui ont été réalisés: - nomination du premier représentant spécial des Nations unies pour la violence contre les femmes dans les conflits armés ; - adoption dans le monde d'une vingtaine de plans nationaux (dont dix dans l'Union) pour lutter contre cette violence ; - échange de bonnes pratiques ; - financement de services médicaux pour les victimes de violences sexuelles ; - lancement prévu en 2011 de projets spécifiques pour soutenir les réseaux de femmes ; - développement de stratégies locales et formation de personnel.

Le nombre de plans nationaux de lutte contre la violence doit augmenter, a affirmé de son côté Joaquín Almunia, au nom de la Commission européenne, estimant aussi qu'il fallait encourager la participation des femmes à la société civile, dans l'intérêt du développement et de la paix.

De nombreux élus s'accordent sur cette exigence: la femme ne doit pas être reléguée au rôle de victime, mais être un acteur, s'est exclamée, pour le PPE, la Slovaque Edit Bauer. Il faut identifier les coupables de violences contre les femmes et les juger, ont demandé de leur côté la Grecque Mari Eleni Koppa (S&D) et l'Allemande Barbara Lochbihler (Verts/ALE), qui a tenu à rappeler que des pays africains comme le Libéria et la Côte d'Ivoire ont adopté des plans d'action, alors que le sien le refuse encore. Le Français Philippe Juvin (PPE) voudrait qu'on ne reste pas « au stade des incantations »: partout où l'Union intervient, elle devrait s'engager à favoriser les organisations locales de femmes et même exiger des quotas de femmes dans les circuits de décision de certains pays. Si elle le faisait vis-à-vis de l'OLP, la situation au Proche-Orient en bénéficierait, a fait valoir M. Juvin, qui réclame aussi une plus grande présence féminine dans le personnel extérieur de l'Union.

C'est bien ce que nous essayons de réaliser au moment de la mise en place du service d'action extérieure, a répliqué M. Chastel, afin de donner une réponse positive au « défi permanent d'une plus grande présence des femmes ». Lady Ashton a déjà nommé sept femmes comme chefs de délégation, ce qui représente une augmentation de 50% par rapport à la situation actuelle. Une résolution sera votée jeudi 25 novembre. (L.G.)

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