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Bulletin Quotidien Europe N° 10262
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/irlande

La Commission pour une adoption rapide du budget 2011

Bruxelles, 23/11/2010 (Agence Europe) - La Commission européenne considère qu'il est de la plus haute importance pour l'Irlande d'adopter rapidement son budget pour l'année 2011. Ce budget devrait être présenté mardi 7 décembre au parlement irlandais et prévoir une cure d'austérité de six milliards d'euros. « Nous accueillons favorablement l'engagement ferme du gouvernement irlandais de faire passer le budget 2011 au parlement, de présenter ce mercredi le programme économique quadriennal et de conclure les discussions actuelles sur un programme triennal d'aide conjointe de l'UE et du FMI », a déclaré, mardi 23 novembre, le porte-parole du commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn. La veille au soir, à Strasbourg devant les députés de la commission compétente du Parlement européen, celui-ci avait insisté sur une adoption en temps voulu du budget 2011 irlandais: « Nous n'avons pas de position sur la politique nationale irlandaise, mais il est essentiel que le budget soit adopté à temps et que nous soyons en mesure de conclure à temps les négociations sur le programme économique UE/Fonds monétaire international ». Il a rencontré ce mardi une douzaine d'eurodéputés irlandais pour faire le point de la situation.

La demande officielle d'aide financière de l'Irlande a plongé le pays dans une crise politique. Confronté à risque d'implosion et à des protestations houleuses dans les rues de Dublin, le gouvernement irlandais a annoncé l'organisation d'élections législatives en janvier après l'adoption du budget 2011. « L'intérêt des électeurs ne sera pas servi par un retard dans les étapes nécessaires à garantir la stabilité financière et notre économie, ou pire par leur remise en cause », a souligné le Taoiseach Brian Cowen.

M. McCreevy accusé. En marge de la session plénière du PE, plusieurs eurodéputés ont commenté, mardi, la situation en Irlande. « Chaque fois qu'il y a des signes de solidarité dans l'UE, les marchés financiers réagissent de manière positive », s'est félicité le président du groupe socialiste l'Allemand Martin Schulz. Il a aussi taclé l'ancien commissaire au Marché intérieur Charlie McCreevy qui « voulait faire de l'immobilier le pilier du marché intérieur …. L'Irlande nous a cassé les pieds en étant le champion de la dérégulation avec McCreevy. Le moins d'impôt possible était la meilleure des choses. Aujourd'hui, l'Irlande est incapable de réagir, c'est la faillite du néo-libéralisme et de la dérégulation », a dit le Vert allemand Daniel Cohn-Bendit.

Contagion possible ? Les difficultés budgétaires de l'Irlande font craindre un effet de contagion à d'autres pays de la zone euro comme le Portugal ou l'Espagne. « Je ne pense pas qu'un effet immédiat de contagion puisse se réaliser », a déclaré le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker. La décision d'intervenir en Irlande vise à « stopper toute tension ou effets de contagion éventuels dans d'autres économies de la zone euro et dans l'UE », a souligné le porte-parole d'Olli Rehn. Contrairement à l'Irlande, le Portugal dispose d'un secteur bancaire « relativement sain » et d'un budget 2011 qui devrait lui permettre d'atteindre ses objectifs de consolidation des finances publiques, a-t-il ajouté, refusant toute analogie. (E.H./M.B.)

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