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Bulletin Quotidien Europe N° 10243
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/bÉlarus

Les sanctions prolongées pour un an, partiellement suspendues

Luxembourg, 25/10/2010 (Agence Europe) - Toujours préoccupée par le manque de démocratie et la situation précaire des droit de l'homme au Bélarus, l'UE a prolongé les sanctions en place depuis 2006 - gel des avoirs et interdiction d'entrée sur le territoire de l'UE - contre les principaux responsables du régime d'Alexandre Loukachenko d'une année supplémentaire, soit jusque fin octobre 2011. La décision a été prise par le Conseil Affaires étrangères lundi 25 octobre à Luxembourg. Cependant, afin d' « encourager » les autorités bélarusses à remédier aux défaillances démocratiques, les ministres ont convenu de suspendre l'application du volet 'interdiction de visas', également jusque fin octobre 2011. La suspension ne bénéficiera cependant pas aux dirigeants et fonctionnaires impliqués dans les disparitions de 1999-2000, ni à la présidente de la commission électorale centrale du pays. En revanche, le président Loukachenko peut voyager librement vers l'UE. En octobre 2011, les Vingt-sept réévalueront à nouveau la situation au Bélarus ; ils pourraient alors décider de modifier les mesures restrictives en place, dans un sens comme dans l'autre. « Le Conseil peut décider à tout moment de réintroduire ou de lever entièrement les restrictions de voyage en fonction des actions que les autorités bélarusses pourraient prendre dans le domaine de la démocratie et des droits de l'homme », lit-on dans les conclusions adoptées lundi par les ministres. Le Conseil déplore que Minsk n'ait pas beaucoup progressé dans ses réformes démocratiques depuis la dernière réévaluation des sanctions en octobre 2009, notamment en ce qui concerne la réforme du code électoral, la liberté d'expression et des médias ainsi que la liberté de rassemblement et d'association. Par ailleurs, le Bélarus continue à appliquer la peine de mort (deux exécutions ont eu lieu en mars) que l'UE souhaite voir abolie partout dans le monde.

Engagement critique. Le Conseil a aussi insisté lundi pour que l'UE poursuive sa « politique d'engagement critique » vis-à-vis de Minsk. L'UE est même prête à approfondir ses relations contractuelles avec le Belarus à condition que le pays fasse des progrès en matière de démocratie, de droits de l'homme et d'état de droit, lit-on dans les conclusions. Le Bélarus est l'un des six pays bénéficiaires du 'Partenariat oriental' mais l'accord de partenariat et de coopération, négocié avec l'UE dans les années 90, n'a jamais été ratifié. « Selon les progrès qui seront réalisés dans ces domaines, l'UE est prête à prendre des mesures en vue d'un renforcement des liens contractuels avec le Bélarus », ont affirmé les ministres lundi. Les prochaines élections présidentielles le 19 décembre 2010 seront déjà un premier test. Ce scrutin doit satisfaire aux normes et standards démocratiques internationaux et être en conformité avec les engagements pris par le Bélarus à l'OSCE et à l'ONU, souligne le Conseil. Le fait que les autorités bélarusses aient invité des observateurs de l'OSCE à suivre les élections est déjà une bonne chose, se félicitent les ministres. En attendant, l'UE poursuivra aussi son soutien à la société civile bélarusse afin de l'aider à promouvoir « un environnement pluraliste et démocratique au Bélarus ». Par ailleurs, la Commission est invitée à présenter rapidement un projet de mandat de négociation pour la conclusion d'un accord de facilitation des visas et d'un accord de réadmission avec le pays. (H.B.)

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