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Bulletin Quotidien Europe N° 10241
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/emploi

Les ministres demandent aux leaders de retenir leur avis

Bruxelles, 21/10/2010 (Agence Europe) - Les ministres de l'Emploi et des Affaires sociales de l'UE ont mis en exergue, jeudi 21 octobre à Luxembourg, la nécessité d'accroître le rôle du Conseil Emploi/Affaires sociales (EPSCO) et de ses comités de l'emploi (CPE) et de la protection sociale (CPS) sur la scène européenne, tout en soutenant la gouvernance de la stratégie européenne pour l'emploi dans le contexte de la stratégie UE 2020 et du semestre européen (un mécanisme de surveillance mutuelle par les États membres de leurs politiques économiques et budgétaires).

Comment inscrire les politiques de l'emploi et le Conseil EPSCO dans la surveillance macro-économique et thématique des réformes structurelles ? C'est en ces termes que la présidente de séance et vice-première ministre belge Joëlle Milquet a lancé les travaux sur ce dossier.

Pour les ministres des 27, le débat doit se poursuivre. Des liens doivent être tissés entre les comités emploi, protection sociale, économique et monétaire (EMCO) mais « sans aucune hiérarchisation » entre eux, ont estimé les ministres par la voix de leur collègue portugaise et ancienne secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats (CES), Maria Helena André.

Les conclusions du Conseil EPSCO devraient être intégrées aux conclusions du Conseil européen. Il est également nécessaire de s'assurer de l'appropriation de la stratégie UE 2020 « qui doit servir tout le monde », d'améliorer la communication, de concrétiser les objectifs européens de ladite stratégie, de renforcer la méthode ouverte de coordination (MOC) et de reprendre le débat du Conseil EPSCO sur la qualité et le rythme de sa méthode de travail.

Pour les ministres, les principaux freins à la croissance et à l'emploi sur les marchés nationaux de l'emploi sont l'accroissement du chômage et du niveau de pauvreté, le faible niveau de qualification de la population actuelle et le vieillissement démographique et ses conséquences comme l'allongement du temps de travail et les départs à la retraite reportés jusqu'à au moins 66 ans d'ici 2020.

Pour la France, le Conseil EPSCO doit « jouer tout son rôle » dans la nouvelle gouvernance économique européenne, relever ses méthodes de travail en s'appuyant sur les comités de l'emploi, de la protection sociale et l'EMCO. Les progrès à faire consistent à améliorer les synergies entre la coordination macroéconomique et la stratégie européenne pour l'emploi. Le message politique est que la priorité doit être donnée à la différence de fonctionnement du marché du travail aux deux bouts de la pyramide des âges (jeunes et seniors). La Hongrie (qui prendra la présidence de l'UE en janvier 2011) a appelé à renforcer l'éducation et la formation, cette dernière devant servir l'économie. La Hongrie a fait part de sa volonté de développer le rôle institutionnel de la formation. Le Royaume-Uni a annoncé le lancement d'une révision globale du système de sécurité sociale, pour de meilleurs emplois et une société plus équitable, et d'un plan de réduction de la pauvreté et de lutte contre le manque d'emplois, l'idée étant entre autres d'encourager le secteur privé et d'améliorer la justice sociale. Il faudra également arriver, d'ici à 2020, à un départ à la retraite à 66 ans. Les Pays-Bas vont lancer un appel aux seniors pour qu'ils se maintiennent sur le marché de l'emploi en rendant leur travail plus attrayant. Pour l'Italie, il faut éviter tout exercice trop bureaucratique. Toutes les formations du Conseil doivent prendre conscience de la nécessité de concevoir le plus rapidement possible un cadre global. De meilleures qualifications, la mise en place d'un modèle convaincant de flexicurité, la décentralisation, ou encore la subsidiarité sont autant de réformes clés que doit entreprendre l'Italie.

À l'issue du débat, le commissaire à l'Emploi, aux Affaires sociales et à l'Inclusion Laszlo Andor a insisté sur les points suivants: 1) il est clair que les politiques du marché de l'emploi doivent être connectées et travailler étroitement avec les politiques de l'éducation et de la formation ; 2) en matière d'emploi, il faut se pencher sur la qualité de l'offre et de la demande ; 3) en ce qui concerne la méthode de travail, les stratégies doivent être ciblées et précises ; 4) les États membres sont tous dans le même bateau et doivent travailler de concert pour encourager le marché du travail. Les autorités locales et régionales sont au cœur de ce travail.

Dans les conclusions qu'il a adoptées, le Conseil EPSCO contribuera aux travaux du Conseil européen à trois moments clés: - avant chaque semestre européen, il fera le bilan des progrès accomplis sur la voie de la réalisation des grands objectifs de la stratégie UE 2020 et des objectifs nationaux en matière d'emploi, recensera les axes thématiques d'action communs à plusieurs États membres qui méritent une surveillance plus attentive et analysera l'incidence des mesures prises dans le domaine de l'emploi sur la situation macro-économique ; - en vue de la contribution au Conseil européen de printemps, il devra répertorier dans le rapport conjoint sur l'emploi les principales perspectives en matière d'emploi qui nécessitent des orientations stratégiques de la part du Conseil européen ; - à la fin du semestre européen, il examinera et adoptera des recommandations adressées individuellement aux États membres au titre de l'art.148 para.4 du traité sur le fonctionnement de l'UE. En outre, le comité de l'emploi et le comité de la protection sociale sont invités à présenter d'ici décembre 2010 un rapport comprenant un relevé clair et concis des résultats en matière d'emploi. (G.B.)

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