Bruxelles, 08/10/2010 (Agence Europe) - Herman Van Rompuy, président permanent du Conseil européen, appelle l'UE à être la source d'inspiration de l'action mondiale, lors de la conférence de l'ONU sur la biodiversité (Nagoya, Japon, 18-29 octobre), tout comme il appelle le monde entier à garder la biodiversité parmi les priorités de l'agenda multilatéral.
« L'UE se préoccupe de la nature et de l'environnement. Nous avons les politiques, les budgets, la législation. Ce qu'il nous faut faire, nous Européens, c'est inspirer l'action globale », a déclaré, vendredi 8 octobre, Herman van Rompuy, pour qui la pollution récente du golfe du Mexique par le pétrole et les images choquantes des boues rouges toxiques en Hongrie sont « des rappels puissants de la nécessité de protéger la nature à l'échelle mondiale ».
À Nagoya, « le monde doit s'entendre sur des objectifs, des stratégies et des actions pour sauver la biodiversité ». C'est, selon lui, une « question de solidarité et un devoir moral », mais aussi de « bénéfices économiques », car si les bénéfices offerts par la nature sont « incalculables », les raisons de la protéger le sont tout autant. Il suffit de penser aux richesses qu'elle fournit en termes d'alimentation, de tourisme et de recherche.
Cet appel, lancé dans une vidéo, puis dans un parc naturel à Genk lors d'une manifestation préparatoire à Nagoya, est une invite au sursaut et au redoublement d'efforts. Les conclusions d'un rapport publié le même jour par la Commission européenne confirment, si toutefois quiconque en doutait encore, que l'UE n'a pas atteint l'objectif qu'elle s'était fixé d'enrayer la perte de biodiversité à l'horizon 2010.
Ce rapport dévaluation du plan d'action de 2006 en faveur de la diversité biologique révèle qu'en dépit de plusieurs succès engrangés, la biodiversité est toujours menacée en Europe en raison des effets conjugués de l'affectation des sols, de la pollution, des espèces invasives et du changement climatique.
Parmi les résultats donnant matière à se réjouir figurent notamment l'extension du réseau Natura 2000 d'habitats naturels protégés qui couvre aujourd'hui 18% de la superficie de l'UE (26 000 sites), la portée élargie de l'instrument financier pour l'environnement « Life + » qui permet de prendre en compte davantage les aspects des projets favorables à la préservation de la biodiversité, et la nouvelle directive européenne qui appuie la stratégie pour le milieu marin qui a stimulé les efforts pour protéger les écosystèmes marins et d'eau douce. (A.N.)