Luxembourg, 07/10/2010 (Agence Europe) - Le Conseil de l'UE a décidé, jeudi 7 octobre, d'harmoniser les règles nationales concernant le droit des accusés à l'interprétation et à la traduction dans le cadre des procédures pénales. La directive, qui a fait l'objet d'un accord en première lecture avec le Parlement européen, améliorera les droits des suspects et des personnes poursuivies qui ne parlent pas la langue du pays où ils sont inculpés. Ceux-ci bénéficieront en particulier d'un droit à un interprète tout au long de la procédure pénale, y compris pendant les interrogatoires de police, les entretiens avec l'avocat et les audiences devant le juge. Ils bénéficieront également d'un droit à une traduction écrite de l'ensemble des documents jugés essentiels à leur défense. Parmi ces documents essentiels, lesquels seront choisis au cas par cas par les autorités compétentes, figurent les décisions privant une personne de sa liberté, l'accusation et tous les jugements. Lors de leur réunion à Luxembourg, les ministres de la Justice et des Affaires intérieures ont également adopté des conclusions dans lesquelles ils s'engagent à « intensifier leurs efforts » pour mettre en œuvre le principe de la reconnaissance mutuelle des décisions judiciaires en matière pénale. Ils ont aussi adopté des conclusions sur l'amélioration de la sécurité des explosifs en invitant les États membres à coopérer davantage avec le secteur privé pour lutter contre l'acquisition, la production et l'utilisation d'explosifs par les terroristes et les criminels. (B.C.)