Bruxelles, 24/09/2010 (Agence Europe) - Les présidents bulgare et roumain, Gueorgui Parvanov et Traian Basescu, ont indiqué, jeudi 23 septembre, à Sofia, qu'ils refusaient que l'adhésion de leurs pays à l'espace Schengen soit liée à l'actuelle affaire des Roms. « La première priorité au sein de l'Union européenne est l'adhésion à l'espace Schengen en mars 2011 (...) Nous nous opposons catégoriquement à ce qu'elle soit mise en rapport direct ou indirect avec d'autres questions, notamment des Roms », a insisté M. Basescu. Son homologue bulgare, Gueorgui Parvanov, a confirmé que « le sujet de l'intégration des minorités ne peut pas constituer un critère d'adhésion à Schengen ». Critiquant implicitement la France, ce dernier a expliqué que les sanctions et les expulsions sur la base de l'appartenance ethnique sont inacceptables. Depuis la fin août, le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, a fait plusieurs fois allusion à un possible report de l'échéance fixée de 2011 pour Bucarest si la Roumanie échouait à mieux intégrer sa communauté rom. Néanmoins, la Commission était restée ferme: « Il n'y a aucun point dans l'accord de Schengen concernant l'intégration des Roms », a déclaré Matthew Newman, porte-parole de la commissaire à la Justice, Viviane Reding. « L'intégration des minorités ne fait pas partie de l'acquis Schengen, évalué sur la levée des contrôles aux frontières intérieures, la délivrance des visas, la coopération policière, la volonté de se connecter et d'utiliser le système d'information Schengen et la protection des données », a expliqué le porte-parole. (B.C.)