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Bulletin Quotidien Europe N° 10184
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/concurrence

La Commission a autorisé Univar à acheter les activités d'Eurochem en Belgique et aux Pays-Bas - L'autorité française de la concurrence examinera l'achat des activités en France

Bruxelles, 19/07/2010 (Agence Europe) - La Commission européenne a autorisé, le 19 juillet, l'entreprise chimique Univar, contrôlée par CVC Capital Partners (EUROPE n° 9504), à acquérir les activités belges et néerlandaises d'Eurochem (entreprise chimique connue également sous le nom de Quaron), alors qu'elle a renvoyé l'achat des activités de l'entreprise en France devant l'autorité française de la concurrence, sur demande des autorités françaises. Ce rachat fait suite à un accord conclu le 5 février 2010 en vertu duquel Univar acquiert l'entièreté des parts d'Eurochem.

L'opération, notifiée le 28 mai 2010, concerne le rachat, par Univar, des activités de distribution de commodités (produits chimiques courants à large diffusion et à bas coût tels que alcool, soude, acide chlorhydrique) et de spécialités chimiques (produits de marque à prix élevés et distribués en petites quantités qui entrent dans la composition d'enduits, cosmétiques, produits alimentaires et pharmaceutiques, etc.) d'Eurochem en Belgique, aux Pays-Bas et en France.

Le rachat des activités belges et néerlandaises ne pose pas de problèmes de concurrence, selon la Commission, en raison des chevauchements horizontaux peu importants et des relations d'approvisionnement limitées entre Eurochem, Taminco et Evonik (deux autres entreprises contrôlées par CVC Capital, voir aussi EUROPE n° 9736). La situation est tout autre sur le marché français, où l'achat donnera lieu à des chevauchements majeurs sur le marché de la distribution de produits chimiques et menacera sérieusement la concurrence notamment dans l'ouest de la France, où elle ferait passer le nombre de concurrents de trois à deux (l'entité issue de la concentration et Brenntag). La Commission a conclu que les mesures correctives proposées par les parties étaient insuffisantes et, sur demande des autorités françaises, a décidé de transférer la partie française de la concentration à l'autorité française de la concurrence, qu'elle estime mieux placée pour évaluer l'impact de l'opération sur le plan national. (F.G.)

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