Bruxelles, 13/07/2010 (Agence Europe) - Quatre des six projets de blocs fonctionnels d'espace aérien (FAB) soumis en réponse à l'appel à propositions du programme de travail pluriannuel du Réseau transeuropéen de transport (RTE-T) vont bénéficier du cofinancement européen, selon une présentation faite par un représentant de la Commission européenne le 13 juillet devant la commission « Transports » du Parlement européen. Les résultats de cet appel, lancé par la Commission en février dernier, devraient être communiqués, jeudi 15 juillet, au comité RTE-T responsable du programme. La recommandation faite par la Commission dépasse légèrement le montant prévu (20 millions d'euros) en proposant le financement à hauteur de 20 477 963 euros (contre une demande initiale évaluée à plus de 35 millions d'euros). Parmi les quatre projets, le FAB Europe centrale (FABEC), qui rassemble la Belgique, la France, l'Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Suisse, a bénéficié du financement le plus important, soit 13,7 millions d'euros (49,4% du coût total). Le développement du FAB nord-européen (NEFAB: Suède, Danemark, Finlande, Estonie, Norvège, Islande, Lettonie), le FAB Royaume-Uni - Irlande et le FAB Central Europe (FAB CE: Autriche, Hongrie, République tchèque, Slovaquie, Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine) recevront respectivement 4,09 millions, 1,15 million et 1,44 million d'euros (soit 50% du coût total pour chacun de ces blocs). Les demandes déposées par les autorités italiennes (pour le FAB Blue Med rassemblant l'Italie, la Grèce, Chypre, Malte, l'Albanie, la Tunisie et l'Égypte) et par les autorités polonaises pour le FAB Baltic (Pologne - Lituanie) ont été rejetées. Le comité de sélection a notamment justifié cette décision par la faible pertinence des offres proposées, la qualité limitée de la proposition (pour le Blue Med) et le manque de maturité (pour le FAB Baltic). Le financement octroyé devrait faciliter la mise en œuvre de ces blocs qui, conformément aux dispositions du deuxième paquet Ciel unique, devraient être opérationnels dès la fin 2012 en vue d'assurer une gestion du trafic aérien en fonction des besoins opérationnels de la navigation aérienne (EUROPE n° 9689). (A.By.)