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Bulletin Quotidien Europe N° 10180
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/eurogroupe

Jean-Claude Juncker espère que le fonds de stabilité financière sera prêt fin juillet malgré les réticences de la Slovaquie

Bruxelles, 13/07/2010 (Agence Europe) - La Slovaquie a été priée, lundi 12 juillet à Bruxelles, lors de la réunion de l'Eurogroupe, de rentrer dans les rangs en participant au financement du fonds de stabilité financière, mis en place le mois dernier. Ce fonds est doté au total de 250 milliards de prêts potentiels du FMI, de 60 milliards d'euros de prêts de l'UE, et de 440 milliards de garanties de prêts fournies par les différents pays de la zone euro. Par ailleurs, grâce à ses efforts d'assainissement budgétaire, la Grèce devrait être en mesure d'obtenir la deuxième tranche d'aide en septembre.

La Slovaquie est à ce jour le seul pays de la zone euro à ne pas encore avoir parachevé sa participation au fonds destiné à venir en aide à des États qui seraient confrontés à une grave crise de liquidités. Le pays refuse également de financer la part qui lui revient en principe dans un plan séparé d'aide à la Grèce, d'un montant de 110 milliards d'euros de prêts sur trois ans. L'ancien gouvernement slovaque de Robert Fico avait accepté ces dispositifs sur le principe, tout en se montrant réservé et en laissant au nouveau parlement national, issu des élections législatives qui se sont tenues le 12 juin, le soin de trancher. Il estimait que cela coûterait cher à son pays de financer sa contribution au mécanisme et que l'argent pourrait être mieux dépensé à d'autres priorités plus nationales.

Jean-Claude Juncker s'est montré plutôt optimiste. « Je pense que la Slovaquie va signer d'ici à mi-juillet » l'accord, a-t-il déclaré, disant n'avoir « aucun doute » sur le fait que le fonds serait définitivement disponible « avant la fin du mois » de juillet.

Fonds de stabilité financière. Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a précisé lors d'une conférence de presse lundi soir que la Finanzagentur, qui gère la dette allemande, sera responsable des opérations de démarrage de cette facilité en mettant à profit son expérience. La Banque européenne d'investissement (BEI) offre une aide administrative et juridique à cette nouvelle institution qui comptera 12 ou 13 membres du personnel. Depuis le 6 juillet, trois États membres sont déjà actionnaires et d'autres les rejoindront. Il est prévu aussi une augmentation de capital de 17,5 millions d'euros pour financer les coûts opérationnels. Un accord a été signé par 15 États membres et « nous avons tous invité la Slovaquie à signer elle aussi de sorte que cet accord puisse entrer en vigueur. La mise en œuvre de cet accord consistant à émettre des garanties en faveur de ce fonds sera contraignante une fois atteint le seuil de 90% des engagements, ce à quoi on s'attend pour la fin juillet », a dit M. Juncker.

Grèce. « Notre sentiment est que la façon dont le gouvernement grec met en place son programme d'ajustement dépasse nos attentes », s'est félicité Jean-Claude Juncker. Il a dit qu'il avait confiance dans le fait que les résultats de la Grèce permettront le versement de la deuxième tranche de l'aide internationale (sous forme de prêts) en septembre. Une mission de surveillance tripartite (Commission, FMI et BCE) d'environ dix jours se rendra à Athènes fin juillet. Elle servira à procéder à une évaluation complète du programme grec et de vérifier si les conditions du programme sont remplies afin de libérer une deuxième tranche d'aide en septembre en faveur de la Grèce.

Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a noté que le programme grec d'assainissement budgétaire et de réformes structurelles « suit son cours ». La réduction des dépenses au cours du premier semestre de l'année a « dépassé l'objectif », s'est félicité le commissaire. La réduction du déficit a atteint 46%, contre un objectif de 40%. En outre, la Grèce met en place une série de réformes structurelles « avec détermination » et la réforme de retraites se poursuit, a constaté le commissaire.

Déséquilibres et divergences de compétitivité au sein de la zone euro. L'Eurogroupe a procédé à un examen par les pairs de la situation en Espagne et en Finlande (la fois prochaine, il s'agira du Luxembourg et de l'Italie). Sur ces deux pays, dont la situation et très différente, « nous sommes convenus des principaux défis qui attendent les économies: la croissance, la productivité, la politique salariale, le fonctionnement des marchés », a précisé M. Juncker. L'Eurogroupe a défini aussi les actions que ces deux pays devraient entreprendre pour faire face à ces défis. M. Rehn a commenté que le processus de réforme en cours en Espagne est « très exigeant et ambitieux ». « Nous pensons que les réformes décidées par le gouvernement espagnol vont dans la bonne direction, donc nous sommes satisfaits », a ajouté le commissaire. S'agissant de la Finlande, « il n'y a pas de menace immédiate en matière de compétitivité », a noté le commissaire. « Toutefois, il ne faudrait pas que ce pays fasse preuve de trop d'autosatisfaction car la Finlande a des défis structurels à moyen terme, notamment la pérennité de ses finances publiques du fait du vieillissement de la population ». M. Rehn a précisé que tous les pays de la zone euro font l'objet de procédures de déficit excessif, sauf le Luxembourg et bientôt l'Estonie (qui n'est pas encore membre de la zone euro).

Réunion spéciale le 7 septembre. Jean-Claude Juncker a convoqué, le 7 septembre prochain, une réunion informelle de l'Eurogroupe, qui discutera notamment d'un mécanisme permanent de gestion des crises. (L.C.)

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