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Bulletin Quotidien Europe N° 10156
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/santÉ

Le Conseil préconise de réduire la consommation de sel

Bruxelles, 09/06/2010 (Agence Europe) - Les ministres européens de la Santé ont préconisé, lors de leur réunion de mardi 8 juin à Luxembourg, l'adoption de mesures pour réduire la consommation de sel afin d'améliorer la santé de la population. Il existe des preuves scientifiques que la consommation élevée de sel est un risque majeur d'augmentation de la pression sanguine et donc de maladies cardiovasculaires. Les avis scientifiques de l'Autorité européenne de sécurité des aliments ont montré que la consommation journalière de sodium (8 à 11 g de sel) de la plupart des Européens est largement supérieure à la dose journalière recommandée (4 à 5 grammes de sel).

D'après le rapport intitulé « European Cardiovascular Disease Statistics 2008 », les maladies cardiovasculaires sont à l'origine de près de la moitié de la mortalité globale, soit 42 % dans l'UE, ou plus de 2 millions de décès, et le coût total des maladies cardiovasculaires a atteint 192 milliards d'euros dans l'UE en 2006. La pression systolique élevée est une des causes des décès dus aux maladies cardiovasculaires: elle est à l'origine de 51 % des crises cardiaques et de 45 % des décès par maladies ischémiques du cœur.

Dans ses conclusions, le Conseil demande aux États membres de renforcer les politiques nutritionnelles nationales, y compris les programmes de réduction de la consommation de sel, ou, s'ils ne l'ont pas encore fait, de mettre en place des politiques et programmes coordonnés et axés sur le long terme, afin de parvenir à des niveaux de consommation satisfaisants; il s'agit notamment pour les États membres: - de fixer des objectifs réalistes, en fonction du niveau de la consommation de sel dans la population au moment de l'élaboration de ces politiques, et des délais raisonnables pour y parvenir ; - de sensibiliser davantage la population aux bienfaits pour la santé d'une consommation raisonnée de sel et aux mesures qui peuvent être prises pour en réduire la consommation, ainsi que d'encourager les professionnels de la santé à donner des informations démontrant la nécessité de diminuer la quantité de sel dans l'alimentation ; - d'inciter les producteurs et fournisseurs du secteur alimentaire à mettre l'accent sur la reformulation des produits afin d'obtenir la réduction la plus forte possible de la teneur en sel des aliments et des repas commercialisés ; - de recueillir des informations pertinentes et comparables sur la consommation de sel de la population et la teneur en sel relevée dans les principaux produits qui composent l'alimentation nationale, afin de suivre et d'évaluer l'évolution des politiques nationales en la matière ; - d'apporter une contribution au cadre européen des mesures prises au niveau national pour réduire la consommation de sel.

La Commission européenne est invitée à maintenir l'approche systématique qu'elle a adoptée pour lutter contre la consommation élevée de sel au niveau de l'UE, c'est-à-dire à mettre en œuvre le cadre européen pour réduire la consommation de sel, en prenant en considération le travail des organisations internationales compétentes à cet égard, en particulier l'OMS. Il est demandé aussi à la Commission: - d'apporter un soutien ferme et constant aux efforts déployés par les États membres pour renforcer ou soutenir les initiatives qu'ils ont prises pour parvenir à des niveaux de consommation de sel satisfaisants, ou pour mettre en place de telles initiatives ; - de recenser régulièrement, avec les États membres, les aliments dont la teneur en sel est la moins élevée au niveau de l'UE dans les différentes catégories et sous-catégories de produits alimentaires; - de définir des mécanismes et des instruments destinés à inciter l'industrie alimentaire à poursuivre ses travaux pour réduire la teneur en sel des aliments ; - de rendre compte régulièrement des progrès des activités menées par la Commission pour mettre en œuvre le cadre européen pour la réduction de la consommation de sel. Les rapports d'activité devraient faire état des résultats des discussions et réunions tenues avec des entreprises qui ont des activités commerciales au-delà des frontières ou avec des organismes/secteurs commerciaux européens, et comporter une évaluation des mesures prises par les différentes parties prenantes à la suite de ces travaux. Ces rapports devraient également comporter une évaluation de l'impact des actions menées au niveau de l'UE et des actions signalées par les différents États membres ; - de procéder à une analyse de la situation et des mesures prises dans l'UE et dans les États membres et à en communiquer les résultats en 2012. (L.C.)

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