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Bulletin Quotidien Europe N° 10156
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/Économie

La Commission doute des statistiques bulgares pour 2009

Bruxelles, 09/06/2010 (Agence Europe) - La Commission européenne a clarifié, mercredi 9 juin, les raisons qui la poussent à envoyer prochainement une mission d'Eurostat en Bulgarie, comme l'avait annoncé la veille Olli Rehn (EUROPE n° 10155). En marge du Conseil ÉCOFIN, le commissaire aux Affaires économiques et monétaires avait fait part de ses doutes concernant les informations statistiques transmises par Sofia. Fin mai, le gouvernement bulgare a annoncé que le déficit pour 2009 s'établissait à près du double que ce qui était prévu (à 3,7% et non 1,9%). À ce stade, il est trop tôt pour parler de fraude, a précisé mercredi le porte-parole du commissaire Rehn.

Les inquiétudes de la Commission portent sur deux aspects, selon lui. « D'abord, la Commission a été informée seulement tardivement par les autorités bulgares de révisions importantes des prévisions budgétaires, ce qui constitue une violation des obligations du Traité, et, deuxièmement, la Commission manque d'information sur les raisons de la révision par la Bulgarie de ses prévisions budgétaires pour 2010 ». Celui-ci est passé d'un budget équilibré à un budget déficitaire à 2,8%, alors même que le scénario macroéconomique semble s'améliorer. « En conséquence, la Commission ne peut pas actuellement procéder à une évaluation du plan budgétaire de la Bulgarie pour cette année à cause de ces changements fondamentaux qui ont lieu dans un laps de temps extrêmement court ». L'important est donc de vérifier les données budgétaires consolidées concernant 2009, afin de disposer d'un « solide point de départ » pour ensuite évaluer les prévisions pour 2010. Les autorités bulgares ont quant à elles expliqué que la révision du déficit 2009 correspondait à la découverte de contrats conclus par le gouvernement précédent pour un montant de 1,1 milliard d'euros. Mais s'agit-il d'un problème de méthode ou d'une manipulation des chiffres ? C'est justement pour préciser les choses que la Commission envoie une mission, qui vise « à voir si les méthodes appliquées pour transmettre les données à la Commission sont conformes à nos normes comptables », a expliqué le porte-parole. À ce stade, nous ne pouvons pas parler de fraude, « nous avons des doutes quant à la méthodologie appliquée pour calculer les données et donc la première chose est de voir comment ces données ont été obtenues ». (A.B.)

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