Bruxelles, 09/06/2010 (Agence Europe) - Le Forum de l'industrie céramique du Parlement européen a organisé, mardi 8 juin, un débat sur le marquage d'origine des produits importés, en présence des députés britanniques Michael Cashman (S&D), président du Forum et Malcolm Harbour (ECR), vice-président de la commission parlementaire du marché intérieur et de la protection des consommateurs.
La Commission européenne a récemment présenté un règlement rendant obligatoire ce marquage pour les produits textiles, articles de bijouterie, vêtements et chaussures, meubles, objets en cuir, lampes et luminaires, objets en verre et en céramique, et sacs à main. Proposé une première fois en 2005, il avait été refusé par le Conseil. Mais, en novembre dernier, le Parlement a voté une résolution soutenant la proposition et compte désormais faire pression sur le Conseil car avec l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, il possède désormais un avis contraignant sur le commerce international.
Ainsi, le Forum avait pour but d'orienter les propositions d'amendements du Parlement sur la proposition de la Commission. « Nous ne savons pas ce que vous voulez ou pas, a expliqué Malcolm Harbour. Nous voulons travailler avec vous pour faire progresser votre dossier ». Cependant, les industriels ne sont pas tous d'accord, par exemple, sur le caractère obligatoire ou volontaire du marquage ni sur les informations à donner. Gustavo Gonzalez-Quijano, secrétaire général de Cotance, association de l'industrie européenne du cuir, souhaite « un système qui ressemble au système américain, c'est-à-dire un marquage avec où a été fait le produit et d'où vient le composant essentiel. Par exemple, nous voulons que le consommateur sache quand il achète une chaussure fabriquée au Brésil avec du cuir allemand ». Rodrigo Gouveia, secrétaire général d'EURO COOP, l'association européenne des coopératives de consommateurs, lui, ne veut pas noyer le consommateur sous les informations. Il a précisé que « ce qui est présent sur l'étiquette doit être porteur de sens, il doit aider le consommateur à prendre une décision. L'indication doit être objective et transparente », avant de rappeler qu' « il n'est pas sûr que le consommateur va choisir un achat par rapport à son origine ». Les amendements sur la proposition de la Commission devraient être votés en septembre. (C-C.G)