À la suite de mon article du 28 novembre sur la distribution des portefeuilles entre les futurs commissaires européens, un lecteur, qui nous est très fidèle, a réagi à l'emploi du terme « rattaché » pour qualifier la relation des commissaires chargés de certains volets de l'action extérieure (développement, aide humanitaire, élargissement) avec la vice-présidente chargée des relations extérieures qui remplit déjà les fonctions de Haut représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité. Or, le terme « rattacher » a, dans la langue française, trois sens: relier, incorporer et dépendre. Et c'est à dessein que j'ai profité de cette ambiguïté. Rien ne permet aujourd'hui de dire avec certitude comment les relations complexes des trois commissaires avec la vice-présidente, HRAEPS, disposant du Service européen de l'action extérieure (SEAE) vont fonctionner. Non seulement les trois commissaires vont devoir travailler « en étroite coopération » avec elle, mais ils seront aussi tributaires du SEAE. D'un autre côté, le commissaire au Développement représentera la Commission au Conseil Affaires étrangères présidé par la vice-présidente. Et nous savons qu'une réelle concurrence existe sur ces dossiers entre le Conseil et la Commission et, dans certains cas, entre services de la Commission. Dans les mois qui viennent, ce sont bien la force de caractère et les qualités humaines de ces différents acteurs qui nous permettront de préciser le sens de ce « rattachement ». (O.J.)