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Bulletin Quotidien Europe N° 10021
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/somalie

Le Conseil approuve le concept de gestion de crise d'une nouvelle opération

Bruxelles, 17/11/2009 (Agence Europe) - Le Conseil a approuvé, mardi 17 novembre, le concept de gestion de crise (CMC) d'une possible nouvelle opération militaire de l'UE en faveur de la Somalie. De petite envergure et mise en place parallèlement à l'opération maritime de l'UE (EU NAVFOR Atalanta), elle devrait confirmer le soutien que l'UE accorde à l'Union africaine et à la stabilité dans la région et s'inscrire dans un effort plus large de soutien au gouvernement fédéral de transition somalien. Tel qu'adopté, le concept vise une opération de formation des forces de sécurité somaliennes avec pour objectif de former environ 2000 hommes. La formation aurait lieu à l'extérieur de la Somalie, en Ouganda, pour des raison de sécurité et pour assurer le lien avec la mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM), la seule force internationale présente dans le pays et composée majoritairement d'Ougandais qui assurent déjà la formation des forces de sécurité somaliennes. Les effectifs d'une éventuelle mission ne dépasseraient pas 100 militaires (officiers et sous-officiers) chargés de la formation. La décision de lancement d'une telle mission sera prise après un examen plus détaillé de la situation sur le terrain, notamment sur la base d'un rapport d'évaluation élaboré par un groupe de travail des Nations unies sur la situation du secteur de la sécurité somalienne dont les résultats devraient être connus fin novembre. Après le premier tour de table entre les ministres, qui a eu lieu mardi, la France, l'Espagne, la Slovénie, la Hongrie, la Roumanie, le Portugal et l'Allemagne ont exprimé leur soutien à cette opération tout comme le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Belgique qui ont toutefois insisté sur le besoin de résoudre les questions encore en suspens (notamment les mécanismes de suivi et de paiement des salaires des militaires formés). La conférence de génération des forces est prévue pour la fin de l'année. La ministre espagnole de la Défense, Carme Chacón, a annoncé le matin que son pays assumerait le rôle de nation-cadre. La France a déclaré une contribution d'une trentaine d'hommes, la Hongrie une contribution à hauteur de 6 à 7 officiers. S'exprimant devant la presse, le ministre de la Défense français, Hervé Morin, a affirmé qu'au cours de la réunion bilatérale, prévue mercredi 18 novembre, il tenterait de convaincre son homologue allemand, Karl Theodor zu Guttenberg, de contribuer aussi à cette opération. Les ministres de la Défense ont eu aussi une discussion sur l'opération maritime de l'UE au large des côtes somaliennes (EU NAVFOR Atalanta) et sur une éventuelle extension de sa zone d'opération vers le sud en fonction de l'activité des pirates et pour protéger les navires de pêche. Dans l'attente de la nouvelle résolution des Nations unies qui jettera les bases de la lutte contre la piraterie, le Conseil n'a pas pris la décision de proroger d'une année supplémentaire le mandat de l'opération (qui expire le 12 décembre) mais a réitéré son intension de le faire. Les discussions sur les contributions à cette opération sont en cours. Le ministre suédois de la Défense, Sten Tolgfors, a annoncé, au cours de la conférence de presse à l'issue de la première session du Conseil, que la Suède allait assurer l'état-major de force entre avril et août 2010. Il a toutefois souligné qu'il serait important qu'au cours de la deuxième année d'exercice de son mandat, la force maintienne le même niveau de qualité et de compétence. Il ne faut pas que non plus que l'extension du mandat « affecte l'essentiel de la mission », à savoir la protection des convois du PAM (Programme alimentaire mondial) et la protection des navires vulnérables, a souligné M. Tolgfors. Et de faire valoir que le défi actuel est que la génération de forces couvre l'ensemble des besoins. Outre la contribution suédoise (le navire de patrouille HMS Crona entre avril et août), la France et l'Allemagne pourraient, à ce stade, maintenir leurs moyens déployés sous le mandat actuel de l'opération. (A.By.)

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