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Bulletin Quotidien Europe N° 10021
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/jordanie

Accord de principe pour l'octroi d'un statut avancé

Bruxelles, 17/11/2009 (Agence Europe) - La 8ème session du Conseil d'association UE/Jordanie, qui a eu lieu lundi 16 novembre à Bruxelles, en marge du Conseil Affaires générales, a abouti à la décision de lancer un processus de renforcement des relations, à l'instar de ce qui a été fait avec le Maroc, pionnier dans l'octroi d'un « « statut avancé ». La Tunisie a déjà présenté la même demande et reçu un accord de principe européen.

« Nous sommes conscients des efforts de la Jordanie d'œuvrer au développement de la région » et « nous l'encourageons dans son programme de réformes », a dit, au nom de la présidence en exercice du Conseil de l'UE, Frank Belfrage, secrétaire d'État suédois aux Affaires étrangères. L'UE apportera, a-t-il dit, son « appui à ces efforts conformément à la décision du Conseil de décembre dernier » visant au renforcement du partenariat avec les pays du voisinage. Un « mécanisme sera mis en place » pour réaliser cet objectif avec la Jordanie. Un comité technique a été aussitôt mis en place et a entamé son travail l'après-midi même, a annoncé la Présidence suédoise.

Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Nasser Judeh, a confirmé la qualité des rapports établis entre Bruxelles et Amman « basés sur une confiance réciproque », précisant par ailleurs que l'essentiel des débats a tourné autour du dossier du conflit israélo-arabe. Et de réitérer, au cours de la conférence de presse, comme lors d'une audition l'après-midi au Parlement européen (devant la délégation pour les relations avec le Mashrek), l'urgence d'une issue au blocage actuel. Selon lui, les divers scénarios possibles pour une sortie de l'impasse sont basés, d'une part, sur la reconnaissance des droits des Palestiniens, notamment à un État souverain et viable, selon l'expression du ministre jordanien, et, de l'autre, sur la reconnaissance à Israël de garanties pour sa sécurité. Interrogé aussi bien par la presse que par les parlementaires, M. Judeh n'a cependant pas été plus loin que rappeler le devoir de la communauté internationale, en particulier des États-Unis et de l'UE, de faire pression pour qu'Israël respecte le droit international et cesse d'étendre ses colonies de peuplement. Il a réaffirmé que « l'initiative de paix arabe » demeure ouverte mais que cela ne sera pas sans limites estimant que le temps n'est pas infini. La Communauté internationale devra à un moment ou un autre prendre ses responsabilités et passer à la mise en œuvre concrète de son engagement à soutenir la création des « deux États vivant en paix et dans la sécurité », a-t-il dit, en substance, envisageant l'option d'une proclamation de l'État palestinien sur base d'un consensus international (à l'ONU). Le ministre a cependant pris soin d'éviter de répondre à toutes les questions sur le devenir de l'Union pour la Méditerranée (UpM) qui est lié aux aléas de la crise proche-orientale, en répondant de manière évasive à une question portant sur l'idée française de réunir d'ici la fin de l'année un sommet pour la paix placé sous le label UpM. (F.B.)

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