Bruxelles, 17/11/2009 (Agence Europe) - À deux jours du Conseil européen extraordinaire (jeudi 19 novembre) à Bruxelles qui devra trancher sur les nominations prévues par le Traité de Lisbonne, les consultations que mène actuellement Fredrik Reinfeldt avec les États membres restent difficiles et n'ont, jusqu'ici, toujours pas fait émerger un consensus. « Nous n'y sommes pas encore », a affirmé la ministre suédoise des Affaires européennes, Cecilia Malmström, lundi 16 novembre à l'issue du Conseil Affaires générales. Les ministres des Affaires étrangères, a-t-elle précisé devant la presse, n'ont pas discuté des « noms », la préparation du sommet spécial étant exclusivement dans les mains de M. Reinfeldt. Ensemble avec la vice-présidente de la Commission, Margot Wallström, Mme Malmström a cependant plaidé, une fois de plus, pour que l'un des postes soit attribué à une femme. Les noms du Belge Herman Van Rompuy (présidence du Conseil européen) et de l'Italien Massimo d'Alema (le candidat du parti socialiste européen pour le HR) restent les plus cités mais les jeux ne sont pas encore faits. D'autres candidats potentiels à la présidence du Conseil européen restent en lice, dont Jan Peter Balkenende, Jean-Claude Juncker, Vaira Vike-Freiberga, Wolfgang Schüssel, Paavo Lipponen et John Bruton. Les Britanniques maintiennent toujours la candidature de Tony Blair mais cet acharnement pourrait être de nature tactique, estiment des observateurs, par exemple pour obtenir un portefeuille clé à la Commission.
Entre-temps, le président en exercice du Conseil européen a informé les dirigeants européens de la manière dont il prévoit d'organiser les travaux jeudi soir. Les travaux débuteront à 18 heures avec un dîner. « Tous les États membres ont désormais ratifié le Traité de Lisbonne qui entrera en vigueur au 1er décembre 2009. Le temps est donc venu de désigner les personnes qui occuperont les deux postes créés par le traité: le président du Conseil européen, le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et le secrétaire général du Conseil. À la lumière des consultations que j'ai menées ces derniers temps, j'espère que nous serons en mesure, jeudi, d'aboutir à un accord politique sur ces nominations », a écrit M. Reinfeldt à ses homologues. « Cet accord politique serait ensuite transformé en décision formelle (par procédure écrite) le jour même (1er décembre) où le traité entrera en vigueur », précise le Premier ministre suédois.
En cas d'accord sur les nominations, M. Reinfeldt entend aussi soulever au sommet les futures « méthodes de travail » du Conseil européen. « Le nouveau traité changera beaucoup la manière dont l'Union européenne travaille. En premier lieu, il aura un impact important sur le travail du Conseil européen. C'est pourquoi je propose qu'au cours de notre dîner, nous ayons aussi un échange de vues sur les futures méthodes de travail », écrit M. Reinfeldt dans sa lettre aux 26 dirigeants. (H.B.)