Bruxelles, 19/10/2009 (Agence Europe) - La Syrie a annoncé qu'elle ne sera pas au rendez-vous de lundi
26 octobre pour la signature de l'accord d'association (EUROPE n° 9996) et réclame un délai pour mener une étude d'impact de l'ouverture de son marché. Aucune nouvelle date n'est fixée. Damas paraît vouloir prendre son temps avant de sceller définitivement son accord, tirant argument de récentes décisions dans la réforme de son commerce extérieur et prenant aussi exemple sur l'expérience des accords d'association maghrébins, en particulier de celui de l'Algérie. Ce pays a ouvertement mis en cause sa relation avec l'Europe et quasiment souhaité sa renégocation. Nous avons attendu cinq ans pour signer cet accord et Bruxelles nous fixe maintenant - et « unilatéralement » - une période de 15 jours pour la signature définitive d'un accord qui aura certainement des conséquences sur l'équilibre de notre économie, notre industrie et notre agriculture, affirment, en substance, les Syriens. L'accord a été une première fois paraphé en 2004 et une deuxième fois il y a exactement un an.
La Commission européenne comptait sur le réchauffement des relations avec Damas depuis le "sommet" de l'Union pour la Méditerranée de Paris pour mettre fin aux rebondissements en chaîne qui ont chaque fois abouti au report de la cérémonie de signature. Mais la série continue pour des motifs qui seraient plus politiques que techniques. (F.B.)