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Bulletin Quotidien Europe N° 10001
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/omc/doha

L'industrie mondiale des services s'impatiente

Bruxelles, 19/10/2009 (Agence Europe) - Réunis sous la bannière du Global Services Coalition, le Forum européen des services, la Coalition des industries américaines de services et les associations d'industrie des services d'Australie, de la Barbade, du Canada, de Hong Kong, du Japon et de Taiwan ont appelé, lors du sommet mondial sur les services les 13 et 14 octobre à Washington (EUROPE n° 9998), les gouvernements des pays membres de l'OMC à maintenir l'élan donné par le G20 pour accélérer les progrès des négociations de Doha à l'OMC, en particulier concernant le volet consacré aux services. « Cela nécessite de mettre sur la table des offres d'accès au marché supplémentaires et améliorées et de rassembler les offres mises sur la table lors de la conférence de signalisation sur les services en juillet 2008 (…) En matière de services, plusieurs des tâches devront être poursuivies au-delà de la conclusion réussie du round. Nous appelons donc les capitales à s'engager à œuvrer avec nous pour explorer de nouvelles approches créatrices, y compris établir une masse critique de soutien pour une nouvelle génération de négociations sur les services, qui combinent la réforme réglementaire et la libéralisation du commerce des investissements », souligne la déclaration conjointe de la Global Services Coalition, qui rappelle que les services représentent deux tiers du PIB de l'économie mondiale, qu'ils sont à la source de la croissance économique et de la création d'emplois, et qu'ils forment la composante à croissance la plus rapide du commerce mondial. Reste que le secteur des services est, de loin, le secteur le plus protégé au niveau mondial, avec le plus haut degré d'intervention de l'État, regrette la Coalition.

« Je comprends que bon nombre d'entre vous soient frustrés par la lenteur du processus de Doha, et le fait que la négociation sur les services soit liée à d'autres secteurs dans une négociation globale. Mais il serait faux de croire que la libéralisation des services serait plus facile en dehors du round de Doha », a averti le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, conscient que le blocage des pourparlers depuis juillet 2008, et la centralité « quasi obsessionnelle » dans les négociations, selon le représentant américain au Commerce, Ron Kirk, des volets agriculture et produits manufacturés (NAMA), a incité les entreprises de services des États-Unis à envisager de nouvelles initiatives pour stimuler le commerce mondial de services. L'ex-représentante américaine au Commerce, Charlene Barshefsky, a notamment évoqué mercredi plusieurs options, incluant la négociation d'un accord de libre-échange sur les services entre les États-Unis, le Japon et l'UE, mais aussi la négociation d'accords sectoriels sur les services (à l'instar de ceux sur les NAMA), tels que, par exemple, un accord sur le secteur des e-services (services offerts sur Internet), conclu entre des pays qui formeraient une masse critique de production à l'échelle mondiale et accepteraient de libéraliser le commerce dans ce secteur, mais qui resterait ouvert à tout pays qui souhaiterait y adhérer plus tard. M. Lamy a toutefois reconnu la difficulté de persuader les grands pays émergents, le Brésil et la Chine en particulier, d'ouvrir davantage leurs marchés de services financiers ou de services environnementaux en dehors d'une négociation plus large, telle que celle du round de Doha, dans laquelle ces pays pourraient obtenir, en retour de leurs concessions dans les services, des gains plus importants en agriculture et dans l'industrie manufacturière. (E.H.)

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