26/10/2012 (Agence Europe) - Loi sur la trahison, Catherine Ashton fait par de ses inquiétudes. La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères a fait part de sa préoccupation, le 25 octobre, à propos de la loi sur la trahison adoptée deux jours plus tôt par la Douma russe, loi qui étend la portée de poursuites judiciaires et réduit la charge de la preuve pour les accusations de trahison et d'espionnage. Ce texte pénalise aussi potentiellement des contacts avec des ressortissants étrangers (jusqu'à 20 ans de prison). Le porte-parole de Catherine Ashton a précisé dans un communiqué que l'UE allait suivre de près sa mise en œuvre. « La définition abstraite de trahison contenue dans la loi rendra difficile son application d'une manière équitable », a-t-il souligné. Rappelant que l'adoption de cette loi fait suite à un certain nombre de développements législatifs et judiciaires au cours de ces derniers mois, le porte-parole a précisé que « pris ensemble, ces développements limitent l'espace pour le développement de la société civile, et accroissent les possibilités d'intimidation ». (CG)