Bruxelles, 28/07/2009 (Agence Europe) - L'ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM), pays candidat depuis décembre 2005, a bon espoir que l'UE donnera son feu vert à l'ouverture des négociations d'adhésion encore avant la fin de cette année. À cette fin, le pays est déterminé à remplir les derniers critères (« benchmarks ») d'ici octobre, quand la Commission européenne publiera son prochain rapport de progrès qui, si tout va bien, pourrait recommander au Conseil européen de lancer les pourparlers d'adhésion. « Le rapport d'octobre (de la Commission) est notre priorité. Nous voulons remplir d'ici là tous les benchmarks afin de permettre à la Commission de recommander l'ouverture des négociations d'adhésion (au Conseil européen) encore dans le courant de cette année », a commenté le ministre macédonien des Affaires étrangères, Antonio Milošoski, à l'issue du Conseil d'association UE/ARYM qui s'est tenu lundi soir (27 juillet) à Bruxelles. Le Conseil d'association a salué les progrès réalisés par le pays dans la mise en œuvre des priorités fixées dans le Partenariat d'adhésion et dans l'application de l'accord de stabilisation et d'association (ASA). En visite à Skopje la semaine dernière, le commissaire Olli Rehn avait estimé qu'il y avait « des chances réelles et réalistes » que la Commission recommande le lancement des négociations d'adhésion en octobre mais que cela dépendrait des efforts que l'ARYM était prête à faire au cours des deux prochains mois. Cependant, même si les critères techniques sont remplis d'ici octobre, le pays devra encore résoudre le différend hautement politique et émotionnel qui l'oppose à la Grèce à propos de l'utilisation du nom « Macédoine ». La Grèce est déterminée à bloquer le processus d'adhésion de l'ARYM à l'UE (et à l'OTAN) aussi longtemps que cette affaire ne sera pas réglée. Lundi soir, le ministre suédois des Affaires étrangères et actuel président du Conseil de l'UE, Carl Bildt, a appelé Skopje et Athènes à faire preuve d'une réelle volonté de compromis. Ce différend « pèse » sur les deux parties et « toutes les deux ont un intérêt à le résoudre » le plus rapidement possible, a dit M. Bildt. (H.B.)