Bruxelles, 28/07/2009 (Agence Europe) - Le porte-parole du commissaire européen à la Justice, Michele Cercone, a exprimé, mardi 28 juillet, le souhait que l'accord en passe d'être négocié entre l'UE et les États-Unis sur Swift soit d'une durée plus limitée que prévu. « Le souhait de la Commission est que cet accord soit le plus bref possible (…) Le mandat temporaire se limite à une période maximale d'un an. Nous espérons que cela soit encore plus bref, soit quelques mois », a-t-il dit. Les Européens voudraient conclure un nouvel accord avec les Américains dès l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne afin d'associer le Parlement européen où des critiques sévères se font entendre à l'égard des négociations (EUROPE n° 9949). « Il faut aussi parfois se poser des questions sur certaines critiques qui sont clairement basées sur un détournement des faits » à des fins politiques, a souligné M. Cercone. Lors de l'adoption du mandat de négociation, lundi, par le Conseil de l'UE, les Verts Rebecca Harms (allemande) et Daniel Cohn-Bendit (français) ont fustigé ce qu'ils considèrent être une opération de contournement du PE fomentée par le président de la Commission, José Manuel Barroso, qui, au mépris des droits fondamentaux, veut faire adopter dans l'urgence un accord de transfert de données bancaires avec les États-Unis. Pour les députés, c'est « une raison supplémentaire » de ne pas soutenir M. Barroso pour un prochain mandat. Alors que les élections législatives en Allemagne approchent, plusieurs élus allemands, toutes tendances confondues, réprouvent le laxisme européen dans cette affaire. Et M. Cercone de se défendre: « Sur le fond de cette question, il y a une décision prise par les États membres et un mandat confié à la Présidence qui négocie avec le soutien de la Commission. S'il y a des critiques à ce stade, il faut peut-être les adresser aux décideurs». (B.C.)