Bruxelles, 17/07/2009 (Agence Europe) - La proposition de Javier Solana, le Haut représentant de l'UE pour la PESC, d'imposer une date limite pour la création d'un État palestinien et sa reconnaissance par les Nations unies (EUROPE n° 9941) continue à faire des vagues et à susciter des réactions. Vendredi 17 juillet, la Turquie a émis des doutes sur le bien-fondé de la suggestion de M. Solana craignant qu'un calendrier imposé porterait atteinte aux efforts de paix en cours. « La Turquie a toujours soutenu la création d'un État indépendant palestinien avec pour capitale Jérusalem-est (…) mais sans l'accord des principaux acteurs du problème sur la voie à suivre pour parvenir à cet objectif, nous ne croyons pas que l'on puisse parvenir à quelque chose. Cela peut même porter atteinte » aux efforts actuels, a déclaré le président turc Abdullah Gül, lors d'une conférence de presse avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, en visite à Ankara. M. Abbas a pour sa part exhorté Israël à respecter la feuille de route et cesser de construire des habitations dans les colonies de Cisjordanie. (H.B.)