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Bulletin Quotidien Europe N° 9943
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JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/guinÉe-bissau

Le général Esteban Verastegui n'envisage pas de prolonger la mission de l'UE après novembre 2009

Bruxelles, 15/07/2009 (Agence Europe) - Le général Esteban Verastegui, chef de la mission de l'UE visant à soutenir la réforme du secteur de la sécurité en République de Guinée-Bissau (EU SSR Guinea-Bissau), a déclaré, mardi 14 juillet, que la mission se terminerait à la date prévue, autrement dit le 30 novembre 2009. « Je suis confiant que nous allons remplir à temps nos tâches dans le pays », a-t-il indiqué. Lancée officiellement en juin 2008 par le Conseil de l'UE, la mission devait s'achever en mai 2009, mais il a été décidé, en février 2009, de la prolonger de six mois, jusqu'au 30 novembre. Les objectifs prévus n'avaient pas été atteints en raison des nombreux soulèvements dans le pays qui ont provoqué l'assassinat du président João Bernardo Vieira, en mars 2009.

La mission EU SSR Guinée-Bissau a pour but d'aider la République de Guinée-Bissau à mettre en place sa réforme du secteur de la sécurité (RSS). La mission conseille et assiste les autorités locales pour créer les conditions propices à la mise en œuvre de la stratégie nationale de RSS. C'est la première mission de l'UE qui entend réformer à la fois les secteurs policier, militaire et judiciaire d'un pays. Une quarantaine d'hommes (Européens et Guinéens) travaillent actuellement sur ce projet.

Sur le plan policier, il s'agit de transformer le système existant, qui compte 9 corps de policiers sous le commandement de 5 ministères différents, en un système comprenant seulement 4 corps de policiers, sous le commandement de 2 ministères (ministères de l'Intérieur et de la Justice). Au niveau militaire, il s'agit de réorganiser et de rendre plus efficace l'armée. Celle-ci compte en effet plus d'officiers que de soldats et le général Verastegui parle d'une armée « en uniforme ». Enfin, il s'agit d'améliorer la coordination entre les secteurs policier et juridique.

Reste à déterminer si l'UE doit être associée à la phase de mise en œuvre de la réforme. À cette fin, une éventuelle nouvelle mission PESD pourrait être mise sur pied, pour autant qu'elle soit souhaitée par la Guinée-Bissau et décidée par l'UE. Le général Verastegui a d'ores et déjà annoncé qu'il ne prendrait pas le commandement de cette éventuelle nouvelle mission.

Parmi les mesures envisagées, pour mettre en œuvre la réforme, se trouve notamment la création d'un fonds de pension international afin de payer les retraites des soldats et officiers âgés et de pouvoir engager de jeunes recrues. Dans un premier temps, ce fonds serait géré par ses pourvoyeurs et non pas par des organes proches du gouvernement guinéen afin d'éviter toute mauvaise gestion des sommes investies. Mais, à terme, il est prévu que le pays gère lui-même son fonds de pension. Le montant de ce dernier n'a pour l'instant pas encore été fixé. Il sera décidé en octobre 2009, lors d'une table ronde sur toutes les questions budgétaires liées à la mise en œuvre de la réforme. (L.P)

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