Bruxelles, 22/06/2009 (Agence Europe) - Les élections européennes de juin 2009 ont été marquées par un nouveau record d'abstentions. Les efforts, plus ou moins intenses, des partis politiques dans leur campagne n'ont pas suffi à inciter les citoyens à se déplacer aux urnes. Il semblerait même, comme l'a indiqué Olivier Le Saëc (IEP de Lille), lors d'un colloque le vendredi 19 juin à Créteil, que « plus on essaye de démocratiser l'Europe, moins les citoyens y participent ». Les électeurs se sentent mal informés mais - aspect positif - ils restent en demande d'informations. Les États membres ont une lourde responsabilité et de gros efforts restent à faire de ce côté-là.
Quelle place ont pris les élections au-delà des frontières européennes ? « Déjà que l'Europe s'y désintéresse, comment voulez-vous que le Canada le fasse ! », a lancé Richard Nadeau (Université de Montréal).
Les élections semblent s'être tenues ailleurs dans l'indifférence générale. Les seules références ont été faites de façon anecdotique (vie privée de Berlusconi, les pirates suédois). La raison en est pour M. Nadeau qu'elles ne paraissent pas être décisives aux yeux des électeurs et que la personnalisation n'a pas été l'occasion de mettre des personnalités de « premier plan » en avant. (H.D.)