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Bulletin Quotidien Europe N° 9926
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/Élections

Entre « personnalisation » et « européanisation », l'Union a connu des campagnes électorales à stratégies variables

Bruxelles, 22/06/2009 (Agence Europe) - La réunion de spécialistes de la communication a été l'occasion d'analyser les différentes stratégies choisies dans les campagnes électorales pour les élections européennes au cours d'un colloque organisé, vendredi 19 juin, par le Centre d'Études comparées en communication politique et publique. « En Italie, on n'a pas compris quand la campagne a commencé et quand elle s'est terminée », a expliqué Sofia Ventura, représentant l'université de Bologne. Les enjeux sont restés très nationaux dans les médias et ces élections ont été conçues par les Partis politiques comme des sondages pour mesurer leur poids au niveau national. Mme Ventura a remarqué que la personnalisation a été au centre des campagnes en Italie, avec M. Berlusconi à droite et M. Franceschini à gauche. Contrairement aux campagnes en France, la personnalisation a porté ses fruits.

En Allemagne, Jacob Leidenberger (université de Nuremberg-Erlangen) a mis en exergue le désintérêt des Allemands pour les élections européennes qui a eu une influence directe sur l'effort mesuré des candidats dans les campagnes. Le contexte particulier à cette époque n'a, semble-t-il, pas joué en la faveur des élections européennes: élections au Landtag, élections municipales et élections au Bundestag, il s'agit là d'une « super année électorale » qui a relégué au second plan celles européennes. La personnalisation n'a pas été une stratégie récurrente chez les candidats allemands et les thèmes abordés dans les campagnes ont été majoritairement nationaux tout comme en Grèce où le constat principal fait état d'un déficit de communication politique.

En Espagne, la crise économique actuelle a été la seule préoccupation des médias et des hommes politiques. Les campagnes ont été axées sur une comparaison avec les élections présidentielles aux US, érigeant Zapatero en « Obama de l'Europe ». Si la personnalisation a également beaucoup été utilisée en Espagne, la stratégie principale a été de dénigrer les autres partis plutôt que de mettre en avant leur propre programme.

En Belgique, la complexité de la structure fédérale, les élections régionales se déroulant à la même période et l'obligation pour la population d'aller voter n'ont pas encouragé des efforts considérables de la part des candidats dans la campagne.

Pour conclure, si les choix quant à la personnalisation ont donné des résultats variables dans les États membres, il n'en demeure pas moins que la stratégie gagnante de ces élections semble celle de l'européanisation des campagnes électorales. (H.D.)

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