Strasbourg, 22/04/2009 (Agence Europe) - En dépit des mesures prises par le bureau du Parlement européen, le 1er avril, les difficultés du fonds de pension des députés européens continuent de préoccuper les élus, dont certains ont fait état de leur intention d'attaquer la décision du bureau devant la Cour de justice. En marge de la session plénière, mercredi à Strasbourg, le social démocrate allemand Martin Schulz et la verte italienne Monica Frassoni ont réitéré leur opposition au recours à de l'argent public pour couvrir les pertes subies par le fonds du fait de la crise financière. Selon le porte-parole du Parlement, les mesures arrêtées par le bureau - l'âge de la retraite passe de 60 à 63 ans ; suppression du droit à une retraite partielle à partir de 50 ans ; annulation de la possibilité de bénéficier d'un versement en capital équivalent à 25% des droits acquis - devraient suffire pour garantir le versement des droits au titre de ce fonds qui n'accueillera pas de nouveaux entrants après cette législature et qui va être progressivement démantelé. Les verts voulaient obtenir la garantie que le Parlement n'apportera jamais d'argent frais à ce fonds, mais ils ont été mis en minorité lors d'un vote en commission sur le rapport de Paolo Casaca relatif à la décharge 2007 pour le Parlement, une majorité estimant qu'une telle décision pourrait être contraire aux obligations légales auxquelles le Parlement est tenu en vertu de la décision du bureau de 1990 créant ce fonds. La plénière doit voter sur ce rapport ce jeudi à Strasbourg. (O.J.)