Bruxelles, 22/04/2009 (Agence Europe) - « Si l'Europe veut devenir plus compétitive, avec une économie basée sur la connaissance, le processus de Bologne est la clé du succès ». Le commissaire responsable de l'éducation et de la formation, Jan Figel, a encouragé, mercredi 22 avril, les États membres à poursuivre le processus de Bologne qui a mené depuis sa création en 1999 à des « progrès visibles » en matière de réforme de l'enseignement supérieur, même si « les progrès ne sont pas toujours également répartis ». Le processus de Bologne, auquel participent actuellement 46 États européens, est devenu un modèle à suivre, même pour les pays non européens, s'est félicité le commissaire Figel, en annonçant la participation de délégations américaine, canadienne et brésilienne lors de la prochaine réunion ministérielle sur le processus de Bologne, les 28 et 29 avril à Louvain et Louvain-la-Neuve (Belgique).
La réunion abordera la poursuite des réformes, articulées autour de trois piliers: - une structure des études en trois cycles (licence, master et doctorat) ; - l'assurance qualité dans l'enseignement supérieur et ; - la reconnaissance des diplômes et des périodes d'étude. Le dernier rapport de la Commission européenne confirme que le processus de Bologne a donné lieu à des progrès notables en ce qui concerne les réformes structurelles, ouvrant la porte à de nouvelles possibilités aux universités et aux étudiants. Les efforts doivent être poursuivis pour arriver à une modernisation des politiques nationales et la mise en place effective des réformes au sein des établissements d'enseignement supérieur. S'appuyant sur les résultats d'une enquête Eurobaromètre réalisée récemment auprès d'étudiants de l'enseignement supérieur, la Commission souhaite un accès plus large de la population à l'enseignement supérieur, une ouverture des universités à la formation tout au long de la vie et des liens plus étroits entre les universités et les entreprises. Des objectifs qui rejoignent le souhait des étudiants. Dans leur grande majorité, ceux-ci veulent que les programmes d'études leur permettent d'acquérir les compétences indispensables pour faciliter leur entrée sur le marché du travail, et demandent de pouvoir réaliser des stages en entreprises pendant leurs études. Ils souhaitent également des programmes axés davantage sur le développement de l'innovation et l'esprit d'entreprise. L'envie de mobilité des étudiants rejoint également les souhaits de la Commission qui désire faire de la mobilité la règle et non plus l'exception en fixant à 20% le taux de mobilité des étudiants en 2020 (contre 9,1% en 2006). (I.L.)