login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9887
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/pesc/irlande

Javier Solana rassure les Irlandais sur le Traité de Lisbonne qui est « indispensable » pour faire de l'UE un « promoteur de la paix »

Bruxelles, 22/04/2009 (Agence Europe) - Javier Solana a tenté mercredi de convaincre les Irlandais que le Traité de Lisbonne, que leur pays n'a pas encore ratifié (un deuxième référendum aura très probablement lieu en octobre), n'obligerait pas l'Irlande à renoncer à sa neutralité ni au contrôle de sa politique étrangère. La crainte de perdre la neutralité au profit d'une politique de défense européenne a, semble-t-il, poussé un certain nombre d'Irlandais à voter contre le nouveau traité lors du référendum en juin 2008. L'une des « garanties juridiques » que Dublin a négociées avec ses partenaires en vue d'organiser un nouveau référendum porte d'ailleurs sur la neutralité. « Une chose importante que le Traité de Lisbonne ne changerait pas (s'il était en vigueur) est que les gouvernements des 27 pays membres sont et resteront chargés de la politique étrangère de l'UE », a dit M. Solana le 22 avril devant le University College à Dublin où il s'est vu décerner le titre de docteur honoris causa en droit. Même sous le nouveau traité, la politique étrangère commune resterait toujours fondée sur le principe du « consensus » qui garantit que « les opinions de tous les 27 pays membres sont prises en compte avant qu'une décision ne soit prise », a souligné le Haut représentant de l'UE pour la PESC.

Dans le domaine de la politique de défense, l'Irlande - neutre - n'aurait rien à craindre du Traité de Lisbonne, a poursuivi M. Solana. « L'Union n'a pas d'armée ni l'intention d'en créer une. L'UE ne peut pas appeler aux armes les citoyens d'un État membre ou dire aux États membres combien ils doivent dépenser pour leur défense. Chaque gouvernement garde le plein contrôle sur ses forces armées. Il doit décider lui-même s'il veut contribuer à une mission de soutien de la paix en accord avec ses lois et procédures nationales », a expliqué M. Solana qui a salué le rôle important que l'Irlande a joué ou joue encore dans plusieurs missions militaires et civiles PESD.

M. Solana ne s'est pas seulement limité à dissiper les craintes mais a aussi activement défendu le Traité de Lisbonne. Si l'UE veut être un « promoteur de paix » dans le monde, elle aura impérativement besoin du nouveau traité qui permettrait à l'UE de développer une politique étrangère « plus efficace », a-t-il dit. « Je suis convaincu qu'une politique étrangère plus efficace de l'UE bénéficierait à l'Irlande, à l'Europe et au monde entier ». (H.B.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES