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Bulletin Quotidien Europe N° 9854
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/Économie

La solidarité entre États membres a des limites

Bruxelles, 04/03/2009 (Agence Europe) - En présentant à la presse la contribution de la Commission au Conseil européen de printemps, le président de la Commission européenne est par ailleurs revenu, mercredi 4 mars, sur plusieurs éléments actuellement en débat dans la zone euro.

Pas de modification des critères d'adhésion à la zone euro. La conclusion du sommet européen du 1er mars était très claire, « il y avait un refus de la révision des critères pour entrer dans la zone euro », a insisté M. Barroso. L'unanimité étant requise pour de telles modifications, il n'est pas prévisible que l'on puisse changer les règles d'adhésion, a-t-il précisé, les pays désireux de rejoindre la zone euro faisant d'ailleurs preuve de « compréhension » sur cette question. Il n'est « pas dans leur intérêt que la zone euro soit déstabilisée » ou perde en crédibilité. « Devenir membre de la zone euro n'est pas un droit, c'est un devoir, sauf pour ceux ayant négocié un opt-out », et il convient de faire tous les efforts nécessaires pour respecter les critères de Maastricht. Le débat sur l'opportunité de maintenir l'obligation de participer au mécanisme de change européen (ERM II) pendant une durée de deux ans est prématuré, avait jugé la veille la porte-parole du commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Joaquín Almunia (EUROPE n° 9853).

La possibilité pour les pays de la zone euro de se montrer solidaires entre eux existe. M. Barroso a confirmé que des possibilités existent pour soutenir un État membre de la zone euro qui connaitraît une défaillance importante, et ce en dépit de la clause de « no bail out » (non renflouement) inscrite au traité. Interrogé sur les propos tenus la veille par le commissaire Almunia qui évoquait l'existence d'une telle solution sans donner plus de détails (EUROPE n° 9853), le président de la Commission a, lui aussi, indiqué: « S'il y a des problèmes dans la zone euro, nous avons les moyens d'agir ». Invoquant lui aussi la prudence, il s'est contenté d'ajouter: « Nous sommes en train d'examiner toutes les options possibles et je crois que nous disposons d'instruments pour faire face (à de telles) situations ».

Celle d'émettre des obligations européennes non. Plutôt que de spéculer sur des instruments dont nous savons qu'ils n'aboutiront pas, il faut plutôt se concentrer sur ce qu'on peut faire en période de crise, a constaté M. Barroso. Même si l'idée de créer des obligations européennes (« eurobonds ») est « intéressante » d'un point de vue européen, « il y a une opposition très, très claire d'un grand nombre de pays », a-t-il confirmé, précisant qu'il n'y a d'ailleurs « aucune proposition formelle dans ce sens ». Nous avons exploré la question, mais « il y a un refus total de certains de nos États membres ». Rien ne sert donc de présenter une proposition quand il n'y a aucune chance d'aboutir, a martelé M. Barroso, estimant qu'aucune possibilité de construire un consensus n'existe sur cette question à ce stade. (A.B.)

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