Bruxelles, 04/03/2009 (Agence Europe) - La Commission européenne a annoncé, mercredi 4 mars, un allégement des procédures utilisées pour s'assurer que le groupe américain Microsoft communique bien les informations techniques nécessaires pour que les logiciels de ses concurrents puissent interagir avec les siens. La culture du secret de Microsoft lui avait valu d'être condamné en 2004 par la Commission, qui avait alors nommé un mandataire chargé de contrôler à l'avenir que le groupe fournissait bien ces informations. Microsoft occupe une position très dominante, sachant que son logiciel d'exploitation, Windows, équipe plus de 90% des ordinateurs dans le monde.
La Commission explique qu'elle n'a « plus besoin de l'assistance permanente d'un mandataire chargé de contrôler le respect des obligations incombant à Microsoft ». Un contrôle demeure nécessaire, mais il « peut s'exercer de façon plus appropriée en ayant recours à des consultants techniques », auxquels la Commission fera appel de façon ponctuelle. La Commission invoque un « changement de comportement de la part de Microsoft, la possibilité accrue, pour les tiers, de faire valoir leurs droits directement auprès des juridictions nationales et l'expérience acquise depuis la décision de 2004 ». Cette dernière avait été confirmée en septembre 2007 par la Cour de justice des Communautés européennes, après plusieurs années de bras de fer entre la Commission et Microsoft.
Depuis, le groupe américain affirme vouloir se montrer coopératif. Les hostilités ne sont toutefois pas finies entre la Commission et le groupe américain. Ce dernier a été de nouveau accusé, en janvier, d'abuser de sa position dominante en incorporant systématiquement à Windows son navigateur Internet Explorer, écartant ainsi du marché des navigateurs concurrents. (L.C.)