Bruxelles, 03/03/2009 (Agence Europe) - Le président du Comité de surveillance bancaire de la Banque centrale européenne (BCE), Peter Praet, a souligné « le caractère urgent » que revêt la réforme du système européen de supervision financière, lundi 2 mars à l'issue d'une rencontre à huis clos avec les députés de la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen. Il a qualifié de « bon mix entre vision et pragmatisme » le rapport « Larosière » présenté fin février à la Commission européenne. Le groupe d'experts présidé par Jacques de Larosière de Champfeu prône le renforcement du rôle de la BCE en matière de supervision macro-prudentielle ainsi que, dans le domaine de la supervision micro-prudentielle la transformation en autorités européennes des comités européens de régulateurs nationaux dans les secteurs des valeurs mobilières (CERVM), bancaire (CEBS) et des assurances (CEIOPS) (voir EUROPE n° 9848). Selon M. Praet, les dispositions relatives au mécanisme de gestion de crise constituent « le maillon le plus faible » du rapport « Larosière » car elles ne sont pas suffisamment explicites sur « le partage de la charge » financière entre États membres en cas de défaillance d'une institution transfrontalière. « Comment partager cette charge ? », s'est-il interrogé. Et de souligner l'importance, pour le Conseil européen sur le risque systémique dont la création a été suggérée par le rapport « Larosière » afin de remplacer de l'actuel Comité de surveillance bancaire de la BCE, de disposer d'un personnel suffisamment nombreux et indépendant. (M.B.)