Bruxelles, 03/03/2009 (Agence Europe) - La Commission européenne estime qu'il n'est pas nécessaire d'avoir actuellement un débat sur l'opportunité de maintenir la condition d'appartenance au mécanisme de change européen (ERM II) pendant deux ans avant d'adhérer à la zone euro. « Aucun État membre ne se propose et ne se considère en position d'adopter l'euro dans l'immédiat », a souligné la porte-parole du commissaire Joaquín Almunia interrogée par la presse. À l'heure actuelle, les pays désireux de rejoindre la zone euro doivent d'abord faire les efforts nécessaires au regard des autres critères de Maastricht (déficit, dette, inflation), a-t-elle rappelé, en ajoutant: « Le débat sur les deux ans on peut l'avoir plus tard ». Et de préciser que la stabilité des changes sera examinée en même temps que les autres conditions, soit à une date plus proche d'une éventuelle adhésion. Compte tenu des objectifs affichés par les États candidats à l'euro, cette question devrait, selon elle, plutôt apparaître en 2011 avec la Pologne, qui s'est fixé 2012 comme objectif pour adopter la monnaie unique. Il n'empêche que, par le passé, certains pays ayant rejoint l'euro n'étaient pas restés strictement dans le mécanisme ERM II pendant deux ans, a-t-elle ajouté, en citant l'Italie et la Finlande. (A.B.)