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Bulletin Quotidien Europe N° 9853
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/uem

Une solution de renflouement existe, indique M. Almunia

Bruxelles, 03/03/2009 (Agence Europe) - Bien que le traité ait introduit une clause de « no bail out » empêchant les États membres d'être solidaires sur leur dette publique, faut-il encore croire à ce principe de non renflouement ? En cas de défaut sur la dette publique d'un État membre de la zone euro, une solution existe, a précisé, mardi 3 mars, Joaquín Almunia, qui avait jugé impossible la semaine dernière qu'un État membre de la zone euro se tourne vers le FMI, en laissant aussi entendre qu'une autre option s'imposerait dès lors. « Si une crise émerge dans un pays de la zone euro, il y a une solution. Avant de visiter le FMI, vous pouvez être sûr qu'il y a une solution et vous pouvez être sûr qu'il n'est pas intelligent de parler en public de cette solution », a déclaré le commissaire aux Affaires économiques et monétaires lors d'une conférence à Bruxelles. « Mais cette solution existe (…). Nous sommes équipés intellectuellement, politiquement et économiquement pour affronter ce scénario de crise, mais, par définition, ce type de choses ne devrait pas être expliqué en public », a-t-il ajouté. Les discussions sur l'attitude à adopter par les États membres ont été relancées après les propos du ministre des Finances allemand, Peer Steinbrück, qui avait envisagé le mois dernier la possibilité de venir en aide aux pays confrontés à de sérieuses difficultés (pensant surtout à l'Irlande ou la Grèce). En fin de compte, et malgré les écarts importants entre les taux auxquels les États empruntent sur les marchés financiers (« spreads »), la probabilité d'une défaillance d'un emprunteur souverain en euros est nulle, a insisté le commissaire. Mais si un tel événement devait tout de même se produire, la solidarité européenne devra jouer d'une manière ou d'une autre, a ensuite expliqué à la presse sa porte-parole, en rappelant que cette solidarité s'est jusqu'à présent manifestée envers la Hongrie et la Lettonie qui ont pu bénéficier du mécanisme communautaire de soutien à la balance des paiements réservé aux États membres n'appartenant pas à la zone euro. (A.B.)

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