Bruxelles, 09/02/2009 (Agence Europe) - Dans une lettre adressée vendredi 6 février au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso et à son commissaire aux Affaires sociales, Vladimir Spidla, le directeur général de BusinessEurope, Philippe de Buck, dit comprendre les inquiétudes des travailleurs face à la crise économique tout en réitérant l'opinion selon laquelle « le protectionnisme reste inacceptable ». Philippe de Buck témoigne également de l'inquiétude du patronat européen face aux récentes actions visant à empêcher des travailleurs étrangers d'avoir un emploi légal dans certains États membres.
Dans sa lettre, Philippe de Buck lance un appel à la Commission européenne, gardienne des traités, pour qu'elle donne « un signal clair comme quoi les violations des libertés fondamentales inscrites dans le traité ne peuvent être tolérées dans les États membres ». Il poursuit: « Ces réactions sont aussi contre-productives qu'un marché intérieur fonctionnant bien est la clé de la création de plus d'emplois de meilleure qualité dans l'UE. Dans ce contexte, la directive sur les travailleurs détachés est essentielle car elle améliore le commerce international des services. Elle joue également un rôle économique crucial car elle permet de combler des emplois vacants temporairement sur le marché de l'offre d'emploi dans certaines professions. BusinessEurope reste convaincu que la directive sur les travailleurs détachés protège adéquatement les travailleurs et garantit une concurrence équitable sur le marché intérieur. Une action est nécessaire pour améliorer la mise en conformité de cette directive mais sa révision n'est pas nécessaire. BusinessEurope a accepté de discuter de ceci avec la Confédération européenne des syndicats (CES) », conclut Philippe de Buck. (G.B.)