Bruxelles, 09/02/2009 (Agence Europe) - Réunis en marge du Forum Économique mondial le 31 janvier dernier à Davos sous la houlette de la ministre suisse de l'Économie, Doris Leuthard et du directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, les ministres du Commerce d'une vingtaine de pays clés dans les négociations du round de Doha, dont ceux de l'Australie, du Brésil, de la Chine, de l'Inde et du Japon ainsi que la commissaire européenne Catherine Ashton, ont « pris acte des progrès majeurs réalisés en 2008 » qui, d'après eux, « offrent une base solide pour une résolution rapide des divergences restantes en 2009 ». Avalisée par l'ambassadeur des États-Unis à l'OMC, Peter Allgeier, qui fait fonction de représentant américain avant l'approbation par le Congrès de Ron Kirk, la déclaration adoptée plaide aussi en faveur d'un commerce « ouvert pour la relance économique » et contre l'érection de nouvelles barrières aux échanges ou restrictions à l'exportation. Mme Leuthard a dit souhaiter la tenue d'une réunion ministérielle à l'OMC avant le sommet du G-20 le 2 avril à Londres, dans l'espoir que le commerce figure bien au menu de cette réunion sur la réforme du système financier international. Outre l'inconnue américaine, le calendrier politique est peu propice au round de Doha avec la perspective d'élections générales en avril/mai en Inde et d'ici septembre au Japon et le renouvellement de la Commission européenne en novembre. Des sources concordantes à Genève penchent plutôt pour la tenue d'une ministérielle OMC fin juillet ou début septembre. S'adressant le 3 février au Conseil général de l'OMC, M. Lamy a dit attendre avec impatience que le sommet du G-20 « donne un nouvel élan » au round. (E.H.)