Bruxelles, 04/02/2009 (Agence Europe) - En réaction aux « violations du droit international et du droit humanitaire par les autorités israéliennes » au cours de la guerre de Gaza, treize députés européens ont signé un appel qui demandent: - « à tous les gouvernements de l'Union européenne de se prononcer pour le déclenchement de sanctions prévues dans l'accord d'association UE/Israël » ; - « le gel du processus de rehaussement des relations de coopération, tant que ce pays ne se conformera pas au droit international ainsi qu'au droit humanitaire, ni n'acceptera la reprise de négociations de paix avec les Palestiniens sur la base des résolutions pertinentes des Nations Unies ». Cet appel a été signé par le Français Francis Wurtz, l'Italienne Luisa Morgantini et le Chypriote Kyriacos Triantaphyllides pour le groupe GUE/NGL, l'Espagnol Josep Borrell, le Belge Alain Hutchinson et l'Irlandais Proinsias De Rossa pour le groupe PSE, la Française Hélène Flautre, la Britannique Caroline Lucas et la Danoise Margrete Auken pour le groupe Verts/ALE, les Britanniques Liz Lynne et Chris Davies et l'Autrichienne Karin Resetarits pour le groupe ADLE et la Belge Frieda Brepoels pour le groupe PPE-DE.
De retour de Gaza, M. Wurtz a dénoncé « l'acharnement contre la population civile » dont a fait preuve l'armée israélienne. Il a prôné l'acheminement sans entrave de l'aide humanitaire, la fin du blocus asphyxiant l'économie gazaouie à travers l'ouverture des accès entre la bande de Gaza et Israël, l'ouverture d'une enquête internationale sur les attaques perpétrées contre des objectifs civils, la mise en place d'une force internationale de protection et une politique beaucoup plus offensive de l'UE sur la question palestinienne. « Ce qui suppose plus de courage politique », a-t-il estimé. M. Borrell a lui aussi vu les conséquences de cette guerre alors qu'il accompagnait le commissaire chargé de l'Aide humanitaire, Louis Michel. Il a déploré « la volonté de causer le plus de dégâts possibles », en citant l'anéantissement d'usines et la destruction d'hôpitaux. Il serait bon que l'UE analyse les violations des droits de l'homme perpétrées lors de la guerre de Gaza, a estimé l'ancien président du PE. (M.B.)